01-03-2016

Mon baptême de parapente

Souvent, me dépasser consiste à ne pas acheter n’importe quoi au supermarché. Pas franchement un dépassement de soi héroïque. Et puis, de temps en temps, je me mets en tête de vivre une expérience insolite. C’est comme ça qu’il y a quelques jours, j’ai accompli mon baptême de parapente. Et là, je peux vous dire que le dépassement de soi prend une autre dimension ! J’ai réalisé ce vol à Montpellier et, en dehors de la peur, je peux vous dire que c’était tout simplement prodigieux. C’était un vol en tandem, étant donné que je n’avais jamais pratiqué ce genre d’acticité ; mais comme j’étais installé devant, j’ai eu une impression de liberté tout du long. Contrairement à ce que je pensais, le plus difficile n’a pas été le vol, mais l’attente qu’il y a avant. Parce que là, on a tout le temps de penser à ces vilaines questions que sont la solidité du matériel, la fiabilité du moniteur, les risques d’accident. Et pendant que je me rongeais les sangs, mon accompagnateur surveillait la manche à vent, dans l’attente d’une fenêtre de lancement. J’étais sur le point de lui poser toutes ces questions qui me venaient en tête (par exemple, que se passe-t-il si des oiseaux se prennent dans la voile en plein vol ?) quand il a finalement décidé que le moment était venu. La voile est passée au-dessus de nos têtes et il m’a dit de courir. En bon élève, j’ai couru. Le décollage s’est fait tout en douceur. Le sol s’est détaché sous nos pieds, et avant que je m’en rende compte, on survolait la terre. Absolument magique ! A compter de l’instant où mes pieds n’ont plus senti le sol, une sensation de béatitude m’a submergé. On s’élevait dans les airs sans la moindre secousse, j’avais vraiment l’impression de voler. Le fait de n’avoir sous les pieds que du vide était particulièrement enivrant, et la terre était absolument superbe depuis les hauteurs ! Si vous en avez un jour la possiblité, il n’y a pas à hésiter : lancez-vous. Et peu importe que vous soyez sujet au vertige ou pas. Car, comme me l’a précisé mon moniteur, il faut être en contact avec le sol pour éprouver le vertige. Il n’y a donc aucun vertige, que de l’excitation. Par contre, si vous vous lancez, n’oubliez pas de vous munir d’une petite laine. La température diminue avec l’altitude, et un parapente peut monter jusqu’à 3000 mètres ! Je vous mets le lien vers mon vol en parapente, pour ceux qui sont du côté de Montpellier. Davantage d’information est disponible sur http://www.tematis.com/bapteme-parapente-montpellier.html

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01-03-2016

Le bordel du Moyen-Orient

Vives tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite, frappes russes contre des rebelles syriens soutenus par la CIA, fin des accords d’Oslo prononcée par le président de l’Autorité palestinienne… Les tensions au Moyen-Orient s’exacerbent, et pays arabes comme occidentaux sont concernés par cette situation. Selon sénateur américain John McCain, des frappes russes auraient tué des rebelles syriens soutenus par la CIA jeudi 1er octobre. Ainsi, l’aviation envoyée par Moscou aurait touché le groupe syrien Souqour al-Jabal, dont les membres ont été formés par la CIA. Peut-on s’attendre à d’autres opérations controversées ? Quels sont les risques de dérapages dans la région ? Tout d’abord, rappelons une nouvelle fois qu’en Syrie, la stratégie de la Russie est claire : soutien inconditionnel à Bachar el-Assad, lutte contre Daech et tous les autres mouvements islamistes. Vladimir Poutine soutien Assad car, mieux informé et surtout plus réaliste que les dirigeants occidentaux, il sait pertinemment qu’il n’y a pas d’autre alternative valable au « boucher de Damas ». Aucune ! C’est peut-être déplaisant mais c’est malheureusement la seule et unique réalité. En effet, depuis presque 5 ans, aucun « commandant Massoud syrien » n’a émergé de l’Armée syrienne libre et depuis le début de la guerre civile, aucun ministre ou général du régime n’a été sérieusement pressenti pour se substituer d’une manière ou d’une autre à Bachar et son clan. De plus, contrairement à ce que les médias occidentaux affirment, au-delà de toutes les minorités religieuses et ethniques qui composent la Syrie, Bachar el-Assad est aussi et encore soutenu par au moins la moitié de la population syrienne (même sunnite). Mais par-dessus tout, le maître du Kremlin ne veut absolument pas d’une victoire des islamistes à Damas. Les conséquences et les répercutions seraient catastrophiques dans le nord du Caucase, sur les frontières orientales de la Russie et dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Si Assad venait à tomber, les 2 000 jihadistes russes (surtout venant du Caucase), partis en Syrie combattre le régime alaouite, pourraient revenir en Russie et commettrent des actes terroristes ou tout simplement déstabiliser les régions musulmanes de la CEI. C’est dans cette même optique que la Russie (comme l’Iran d’ailleurs) apporte son soutien au gouvernement afghan dans sa lutte contre les talibans. Pour la première fois donc, depuis l’intervention soviétique en Afghanistan de 1979 à 1989, l’armée russe intervient au Moyen-Orient. Ainsi, les avions de combat de Moscou bombardent depuis deux jours des cibles de Daech mais aussi d’autres groupes islamistes qui s’opposent au régime d’Assad. Mieux, pour les Russes, il n’y a pas d’opposants armés « modérés » et tous les groupes rebelles sur le terrain sont « des groupes terroristes ». D’ailleurs, ils n’ont pas tout à fait tort puisqu’il n’y a plus que quelques idéologues pour croire encore à l’existence de rebelles « laïcs et démocrates »… Il ne serait donc pas étonnant que l’ASL (ou ce qu’il en reste) soit aussi ciblée. John Mc Cain a sûrement raison. Toutefois, les Russes ne se gêneront absolument pas pour bombarder tous les groupes opposés à Assad, tous, sans exception, même ceux entraînés et armés par la CIA ! Certes, la France, la Turquie et l’Arabie saoudite pousseront assurément des cris d’orfraie. Mais cela ne compte pas. Poutine est un fin joueur d’échecs, il a toujours plusieurs coups d’avance, il est loin d’être un « chien fou » et sait très bien ce qu’il fait. Même lorsqu’il utilise la politique « du fait accompli », les risques sont toujours très bien calculés. Dans cette affaire, seul compte pour les Russes l’avis de l’Iran, d’Israël et bien sûr des Etats-Unis. On connaît la position et l’implication de l’Iran. On a dit et écrit beaucoup de bêtises sur le rôle de l’Etat hébreu dans la crise syrienne mais en réalité, Israël, dont le Premier ministre a été reçu à Moscou il y a quelques jours, apprécie, de manière certes discrète mais bien réelle, qu’une puissance intervienne enfin sérieusement dans le dossier syrien. Quant aux Américains, sur scène, ils se disent inquiets et émettront eux aussi des protestations officielles si des groupes rebelles qu’ils soutiennent sont attaqués. Mais en coulisse, l’administration Obama n’est sûrement pas mécontente de l’intervention russe dans le guêpier syrien… N’oublions pas qu’aux Etats-Unis, l’efficacité des bombardements est largement discutée et que la stratégie américaine est le sujet de vifs débats politiques. Enfin, le soutien de Washington à des groupes islamistes ou clairement se revendiquant d’al-Qaida passe très mal dans l’opinion publique américaine… Non, finalement les risques de dérapages sont minimes. Par contre, l’armée russe ne va pas faire dans la dentelle et n’ira pas de main morte. Les « dommages collatéraux » sont eux, fort possibles… Aussi, l’espace aérien syrien étant désormais très encombré, le risque de collisions entre appareils russes et de la coalition américaine est important. C’est pourquoi, pour éviter les incidents mais aussi afin de mettre en place une certaine coordination et entretenir le dialogue, des officiers russes rencontrent de plus en plus régulièrement des officiers américains mais aussi israéliens… John Mac Cain confirme donc que la CIA a formé des djihadistes car en fait de rebelles syriens il n’y a plus aujourd’hui que des djihadistes. Ils sont composés de deux groupes : Daesh à l’Est et Al Nosra (ex-Al Qaida) à l’Ouest. Quand on vous parle de rebelles modérés – pourquoi pas des terroristes modérés ! – n’en croyez pas un mot. Daesh et Al Nosra sont pratiquement interchangeables quant à l’idéologie. Il est vrai que les Occidentaux (surtout les Etats-Unis et la France) ont essayé d’organiser des stages pour former à l’usage des armes des rebelles soi-disant démocrates, mais ceux qui se sont présentés étaient pratiquement tous des djihadistes camouflés qui, à peine revenus au front, se sont livrés aux pires exactions et ont apporté au djihad les armes qu’on leur avait données. Le raisonnement des Ruses est simple et difficilement contestable : sur le terrain, il n’y a que le gouvernement syrien et les djihadistes, rien d’autre. Puisque les Etats-Unis ont engagé une croisade contre Daesh, les Russes les ont pris au pied de la lettre et ils leur disent en quelque sorte « Chiche ! ». Ils se sont portés de manière spectaculaire volontaires pour y participer mais avec la volonté d’aller jusqu’au bout de la démarche, ce qui signifie combattre tous les islamistes, qu’ils se rattachent officiellement à l’Etat islamique ou pas. Si vous me pardonnez cette expression ils ne veulent pas du coïtus interruptus qui caractérise la guerre faite par l’Occident à Daesh. Que les Russes aient commencé par bombarder des djihadistes autres que Daesh n’est sûrement pas une erreur, d’autant que leur premier objectif est de desserrer l’étau dans lequel est enfermé l’armée syrienne autour de Damas et que dans cette région, Al Nosra est plus présent que Daesh. En même temps, ils envoient un message clair : ils ne laisseront pas tomber le régime d’Assad, lequel a paru ces derniers temps en difficulté. Dans quelle mesure les actions menées au Moyen-Orient par les principaux acteurs que sont notamment les Etats-Unis, la Russie, la France, la Turquie, l’Iran ou encore l’Arabie Saoudite sont-elles le reflet de règlements de comptes entre différentes puissances ? Que sait-on de leur stratégie ? Depuis presque 5 ans et le début des « printemps arabes », la stratégie de l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie (soutien aux Frères musulmans et aux groupes islamistes) a échoué partout, en Tunisie, en Libye, en Egypte… En Syrie, Riyad, Doha et Ankara appuient encore al-Qaida, al-Nosra et d’autres mouvements islamistes ainsi que l’ASL qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. A terme, avec l’armée russe qui entre à présent dans la danse, leur échec sera consommé et ils n’auront plus qu’à suivre l’évolution de la position des Etats-Unis vis-à-vis de la stratégie de la Russie que j’ai décrite plus haut. La France, nous l’avons vu ces derniers jours et afin de dissuader ses partenaires d’accepter les arguments de Moscou, ne peut se contenter à présent que d’une irréaliste campagne internationale, totalement dépassée, de « Assad Bashing » : rapport « César », enquête pénale pour « crimes de guerre » ouverte par le parquet de Paris… Malheureusement, Paris ne compte plus guère dans la région, la France n’est plus écoutée et elle est finalement hors-jeu. Quant à l’Iran, il est l’allié principal de la Russie en Syrie. Ses troupes spéciales sont très impliquées sur le terrain aux côtés de l’armée du régime et Téhéran tirera sûrement tous les bénéfices d’un éventuel succès militaire et diplomatique russe. Enfin, les Etats-Unis combattent Daech que très frileusement. Ils craignent les dégâts collatéraux et le spectre de l’intervention désastreuse en Irak de 2003 plane encore… Par ailleurs, certains responsables américains en reviennent de leur soutien à la « rébellion » syrienne. Le Pentagone et la CIA avaient prévu d’organiser, de former et d’armer une unité de 5 000 rebelles « modérés ». Ils n’ont pu en recruter qu’une centaine qui, pour une part, se sont fait tuer, et pour l’autre, sont passés avec armes et bagages chez les jihadistes ! De fait, à chaque fois que les Américains reculent avec faiblesse sur un dossier, les Russes avancent avec force. On l’a vu hier en Crimée, en Ukraine, en Egypte et aujourd’hui en Syrie.

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01-03-2016

La justice de la bonne conduite

La justice consiste dans l’observation d’un contrat; l’observation d’un contrat implique un pouvoir qui l’impose: «il ne peut y avoir de place pour le juste et l’injuste,» à moins que les hommes ne soient contraints à observer leurs contrats. Mais cela revient à dire que les hommes ne peuvent observer leurs contrats sans y être forcés. Accordons que la justice consiste dans l’observation d’un contrat. Supposons maintenant qu’il soit observé volontairement: c’est un acte de justice. En pareil cas, cependant, c’est un acte de justice accompli sans aucune contrainte: ce qui est contraire à l’hypothèse. On ne conçoit qu’une seule réplique, c’est que l’observation volontaire d’un contrat est impossible: n’est-ce pas une absurdité? Faites cette réplique et vous pourrez alors défendre la doctrine qui fonde la distinction du bien et du mal sur l’établissement d’une souveraineté. Refusez de la faire, et cette doctrine est renversée. Des inconséquences du système considéré en lui-même, passons à ses inconséquences extérieures. Hobbes cherche à justifier sa théorie d’une autorité civile absolue, prise comme source des règles de conduite, par les maux résultant de la guerre chronique d’homme à homme qui devait exister en l’absence de toute société; suivant lui, la vie est meilleure sous n’importe quel gouvernement que dans l’état de nature. Admettez, si vous voulez, avec cette théorie toute gratuite, que les hommes ont sacrifié leurs libertés à un pouvoir absolu quelconque, dans l’espoir de voir leur bien-être s’accroître; ou croyez, avec la théorie rationnelle, fondée sur une induction, qu’un état de subordination politique s’est établi par degrés, grâce à l’expérience de l’accroissement de bien-être qui en résultait: dans un système comme dans l’autre, il est également évident que les actes de pouvoir absolu n’ont de valeur et d’autorité qu’autant qu’ils servent à la fin pour laquelle on l’a établi. Les nécessités qui ont fait créer le gouvernement lui prescrivent elles-mêmes ce qu’il doit faire. Si ses actes ne répondent pas à ces nécessités, ils perdent toute valeur. En vertu de l’hypothèse même, l’autorité de la loi est une autorité dérivée, et ne peut jamais s’élever au-dessus des principes dont elle dérive. Si la fin suprême est le bien général, ou le bien-être, ou l’utilité, et si les ordres du gouvernement se justifient comme autant de moyens d’arriver à cette fin suprême, alors ces ordres tirent toute leur autorité de la valeur qu’ils ont par rapport à cette fin. S’ils sont justes, c’est uniquement comme expression de l’autorité primordiale, et ils sont mauvais quand ils ne la représentent pas. C’est dire que la loi ne peut rendre la conduite bonne ou mauvaise; ces caractères sont déterminés en définitive par ses effets, suivant qu’elle favorise ou ne favorise pas le développement des citoyens.

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21-01-2016

Du logement « raisonnable »

Nos gouvernants vient de réfléchir au logement « abordable », un concept encore flou qui mérite d’être approfondi. Nombreuses sont les situations de vie (déménagement, parent isolé cherchant à se rapprocher de ses enfants, accueil d’une jeune fille au pair, location d’appoint etc.) qui invitent à poser la question de l’adaptabilité du logement. Parallèlement, le gouvernement est actuellement en train de définir par ordonnance la catégorie de logement « intermédiaire ». Au croisement de ces deux préoccupations, les politiques sur les appartements accessoires (logement indépendant construit à l’intérieur ou à l’extérieur d’une maison individuelle) en Amérique du Nord pourraient être analysées de façon à dégager rapidement des pistes opérationnelles pour le cas français pour le développement à plus grande échelle de ce type de dispositifs : ils fournissent un élément d’adaptabilité des logements en milieu périurbain et rural et sont vus comme un dispositif d’habitat inter générationnel, permettant à des personnes âgées de « vieillir sur place » et comme contribuant à la production de logements dits « abordables ». L’exemple américain : accessory apartment policies ou produire du logement abordable dans le parc privé. En Amérique du Nord, les appartements accessoires, fréquemment désignés par le terme générique accessory dwelling unit (unité de logement accessoire), sont étudiés en tant que forme de logement particulièrement adaptée aux transformations actuelles des suburbs. Les politiques locales sur les appartements accessoires reposent plus précisément sur la possibilité de créer une «seconde unité» (secondary unit) dans toutes les maisons individuelles dites «détachées» (detached single-family houses) de certaines municipalités subrubaines. Cette unité est entendue comme un logement autonome, séparé du logement principal et possédant une cuisine et une salle de bains propres, ainsi qu’une entrée indépendante de l’entrée principale. Ce nouveau logement peut être situé dans la construction principale, à l’étage ou en sous-sol, au-dessus d’un garage attenant, ou encore dans un bâtiment supplémentaire édifié sur le même terrain. L’objectif est non seulement d’offrir de nouveaux logements locatifs à loyers modérés, tout en garantissant un revenu supplémentaire au propriétaire occupant, mais aussi de contribuer à une utilisation optimale des infrastructures et des réseaux existants, tout en augmentant la densité résidentielle de quartiers dont la population diminue et/ou vieillit. En Ontario, au Canada, en raison de leur qualité généralement inférieure aux autres types de logement, les appartements accessoires sont considérés par le gouvernement provincial comme des logements «abordables12» (sachant que la catégorie de logement « abordable » inclut les logements sociaux subventionnés, mais aussi des logements du marché privé), c’est-à-dire des logements présumés accessibles aux ménages à faibles revenus. Les situations donnant lieu à la location d’un appartement accessoire sont variées: personnes âgées louant une partie de leur maison à un étudiant en échange de services à la personne; parents offrant à leurs enfants un logement autonome; ménages ayant des difficultés à rembourser un prêt immobilier louant un appartement à un autre ménage modeste, etc. Pour en savoir plus: http://www.organisation-de-seminaire.fr

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21-01-2016

L’Europe immobile face aux migrants

Dimanche, des militaires hongrois renforcent la clôture érigée à la frontière avecla Serbie, porte d’entrée de près de 140 000 migrants depuis le début de l’année. Après l’émotion suscitée par le nouveau drame en Autriche, Berlin, Paris et Londres appellent à se mobiliser d’urgence. Une réunion extraordinaire de l’Union européenne se tiendra le 14 septembre à Bruxelles. Jeudi dernier, après la découverte sur une autoroute autrichienne d’un camion contenant les corps de 71 réfugiés, la chancelière allemande, Angela Merkel, alors présente à Vienne, avait déclaré: «C’est pour nous un avertissement, nous devons nous attaquer rapidement au thème de la migration, et le faire dans un esprit européen, c’est-à-dire un esprit de solidarité, afin de trouver des solutions.» En écho à cet appel, les ministres de l’Intérieur allemand, britannique et français ont appelé dimanche à l’organisation d’une réunion des ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’Union européenne. Un appel entendu par le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l’Union, et qui a annoncé dans la soirée de dimanche l’organisation d’un conseil «JAI» (Justice et Affaires intérieures) le 14 septembre prochain, à Bruxelles. Une rencontre européenne sur ce thème est déjà prévue le 8 octobre à Paris, mais les ministres ont souligné «la nécessité de prendre des mesures immédiates pour faire face au défi constitué par ces flux migratoires». Ils souhaitent d’une part la création de centres en Italie et en Grèce, dans lesquels les «réfugiés» seront distingués des «migrants économiques clandestins», et d’autre part l’établissement d’une «liste des pays d’origine sûrs» afin de «compléter le régime d’asile européen commun, protéger les réfugiés et assurer l’effectivité des retours des migrants illégaux dans leurs pays de provenance». Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a affirmé dans une interview vouloir se battre pour un droit d’asile européen. Mais du côté de la Hongrie, la politique d’accueil a fait long feu. Le pays a vu arriver 140 000 migrants depuis le début de l’année, en provenance de la route des Balkans, celle qui amène en Europe les réfugiés syriens, afghans ou encore irakiens, et dont la plupart souhaitent gagner l’Autriche ou l’Allemagne. Or la Hongrie a décidé d’ériger une clôture de 4 m de haut sur ses 179 km de frontière avec la Serbie. Elle vient d’achever la première phase de ce nouveau mur en posant plusieurs niveaux de fil de fer barbelé, que les migrants peuvent encore franchir. Cette attitude a été jugée «scandaleuse» par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. «La Hongrie fait partie de l’Europe, l’Europe a des valeurs, et on ne respecte pas ces valeurs en posant des grillages», a-t-il déclaré dimanche, plaidant pour une répartition des migrants dans chaque pays de l’UE. En Autriche voisine, le gouvernement n’a pas choisi de renforcer les contrôles sur ces frontières, malgré la tragédie qui a secoué le pays la semaine dernière. Les autopsies des corps retrouvés dans le camion frigorifique se poursuivront jusqu’en milieu de semaine. Un cinquième suspect impliqué dans ce drame a été arrêté dimanche matin en Hongrie. D’origine bulgare, il restera avec les quatre autres – trois Bulgares et un Afghan – en détention préventive jusqu’au 29 septembre. La lutte contre les passeurs que mène le pays a évité qu’un nouveau drame se produise ce week-end: un véhicule transportant 26 personnes originaires de Syrie, d’Afghanistan et du Bangladesh, et conduit par un Roumain de 29 ans, a été découvert par la police au nord de Salzbourg, avec trois enfants dans un état de déshydratation avancé. Hospitalisés, ils ont pu sortir dimanche. Un autre passeur, serbe, qui avait transporté 30 réfugiés jusqu’à Vienne, a également été arrêté.

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21-01-2016

Guéri par une herbe magique

Victime d’un fracture du péroné mi-juillet, Waisake Naholo a finalement été retenu dans la liste des 31 All Blacks pour la Coupe du monde de rugby. L’ailier a été guéri par une plante fidjienne. Le kawakawarau, l’herbe magique fidjienne, sera-t-il le remède miracle qui permettra à Waisake Naholo de jouer à la Coupe du monde, malgré une fracture du péroné mi-juillet? Cela paraît invraisemblable mais le All Black y croit dur comme fer, tout comme son sélectionneur, qui l’a retenu dans le groupe. Grosse surprise pour le monde du rugby, dimanche lors de l’annonce de la liste des 31 Néo-Zélandais retenus pour le Mondial: Waisake Naholo y figure, à peine un mois et demi après s’être fracturé le péroné, en ouverture du Four Nations face à l’Argentine (39-18), le 17 juillet pour sa première sélection. Au lendemain de cette blessure, les médecins néo-zélandais lui prédisaient trois mois d’absence et mettaient fin à son rêve de jouer pour le Mondial. Refusant ce diagnostic, l’ailier de 24 ans a décidé de rentrer chez lui, aux Fidji, pour s’en remettre aux médecines traditionnelles. Au bout d’une semaine à peine, l’ailier des Highlanders a assuré être déjà guéri grâce à l’application sur sa blessure, pendant quatre jours, d’une plante fidjienne, le kawakawarau. «Quand nous avons retiré les feuilles, la blessure avait disparu», a prétendu Isei Naiova, le médecin fidjien qui s’est occupé de Naholo, et qui est aussi son oncle. Les médias fidjiens affirment que Naholo a même repris un entraînement léger dans la foulée. «Peu de gens connaissent cette méthode et elle peut paraître miraculeuse. Mais en fait, c’est parce que ma famille et moi possédons un don divin, qui se transmet de génération en génération, pour exploiter les vertus curatives» du kawakawarau, a déclaré à l’AFP le médecin, dimanche, depuis son village de Nadroumai. Des méthodes qui peuvent laisser circonspect mais auxquelles le sélectionneur des Blacks, Steve Hansen, a fait confiance. «J’avais déjà entendu parler de cette médecine traditionnelle et, ironie du sort, c’était juste avant que Naholo ne se blesse», a-t-il expliqué. «Eux, ils y croient, et qui sommes-nous pour dédaigner les médecines alternatives? La médecine chinoise existe bien depuis des années. Si ça marche, j’y crois aussi», a ajouté le sélectionneur. Après l’annonce de cette improbable guérison mi-août, il a néanmoins demandé un deuxième avis au staff médical des All Blacks, qui a donné son aval pour la sélection du joueur, après des examens complémentaires, dont une radio. «A partir du moment où il a choisi de venir ici, je n’ai jamais eu de doute sur le fait qu’il puisse se rétablir et jouer ce Mondial», a soutenu Isei Naiova. Quels que soient les pouvoirs supposés -voire l’effet placebo- de l’herbe fidjienne, il est très peu probable que Naholo débute la compétition, qui démarre le 18 septembre en Angleterre. Mais le tournoi s’étale sur un mois et demi (jusqu’au 31 octobre), et le staff des All Blacks espère sans doute que le joueur soit disponible pour la deuxième partie de la Coupe du monde. A 24 ans, Naholo a terminé meilleur marqueur d’essais du Super 15 avec la province néo-zélandaise des Otago Highlanders cette saison, ce qui lui avait valu sa première convocation chez les All Blacks. Des Blacks qui, comme le souligne Hansen, veulent «remporter deux fois de suite» la Coupe du monde, «ce qu’aucune équipe n’a jamais fait auparavant». Pour cela, Hansen a choisi, à l’avant comme à l’arrière, des joueurs pouvant facilement changer de poste si nécessaire, pour coller à ce jeu très rythmé qui caractérise les Blacks. L’ouvreur Colin Slade pourra ainsi jouer en cas de besoin à la mêlée, à l’aile ou à l’arrière. Hansen a également pris trois demis de mêlée: Tawera Ker-Barlow, Aaron Smith et TJ Perenara. Des choix qui ne laissent aucune place à l’arrière Dagg ni à l’ailier Jane, qui avaient pourtant fait leurs preuves en 2011.

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11-09-2015

Adieu publicité, bonjour contenu

Le mois dernier, j’ai assisté à un congrès à Cannes. Un orateur a parlé d’une métamorphose à l’oeuvre dans la communication des marques : l’avènement du brand content. Les marques ont toujours essayé de rendre leurs communications attrayantes, et elles se sont toujours efforcées de produire un discours impactant pour percer au milieu d’un paysage surchargé de pub. Mais si la chose est encore vraie aujourd’hui, un nouveau challenge s’est ajouté : les marques ne se disputent plus seulement entre elles, mais aussi avec les auteurs de contenus. Il ne leur suffit plus de sortir du lot : elles doivent dans ce nouvel exercice privilégier les intérêts du spectateur avant les leurs ! Dans ce nouveau domaine, elles doivent imaginer la communication comme un objet apte à procurer une touche positive. Toutes les marques n’excellent pas dans le domaine (et c’est peu de le dire). Cette révolution dans la façon de penser exige en effet que la marque se décentre et envisage la relation commerciale sous un nouvel angle. Le défi est de taille. Les attentes pour les communications de marque sont de plusieurs ordres. Lorsqu’on dit de la communication qu’elle devient un objet doté d’une plus-value, cette valeur peut en fait venir de trois grandes directions : le contenu est mis en valeur pour son caractère plaisant ou ludique ; le contenu est développé du fait qu’il rend service ; le contenu est proposé parce qu’il apprend des choses. Evidemment, un contenu peut être l’un et l’autre ; un contenu utile tel que des modes d’emploi peut être également ludique, tout dépend de la manière dont il est présenté. Le point me semble important à souligner, car un des intervenants a fortement insisté sur le capital émotionnel associé aux contenus ludiques, capables de susciter une grande différence d’affect en comparaison des autres contenus. Apprendre quelque chose grâce à une marque peut évidemment attiser une émotion cognitive, mais qui n’offre pas le niveau d’implication des contenus ludiques les plus réussis. C’est toute l’histoire d’Abel et de Caïn qui se rejoue ici. L’un est plus attrayant et aura toujours plus de faveurs auprès du public. Ce congrès à Cannes était assez révélateur de la révolution en cours dans l’univers des marques. Et le fait que mon responsable m’y ait envoyé est tout aussi symptomatique, je pense. Ne reste plus qu’à déterminer la capacité des marques à proposer des contenus de qualité, capable de concurrencer les contenus en place. Le challenge est encore une fois de taille, surtout dans le cas du divertissement. Je vous laisse le lien si vous souhaitez vous inscrire au prochain colloque : http://www.agenceincentive.com/destinations/incentive-france/incentive-a-cannes/

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11-09-2015

Donald Trump va tout péter

Le groupe État islamique et les aspirants républicains à la Maison-Blanche n’ont qu’à bien se tenir. Promettant de vaincre les uns et les autres, Donald Trump a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 dans une atmosphère digne du cirque Barnum&Bailey. Notre journaliste y était. Approchez, Mesdames et Messieurs… La musique était forte. Très forte. Tellement forte que les gens devaient crier pour s’entendre dans l’atrium de la Trump Tower, où résonnaient les voix amplifiées de chanteurs disparates, de Luciano Pavarotti à Barbra Streisand en passant par Mick Jagger. Les VIP, reconnaissables au carton qui leur pendait autour du cou, se saluaient à qui mieux mieux au rez-de-chaussée de la tour clinquante. Certains portaient des habits lustrés qui n’auraient pas juré dans le film Goodfellas. Les gens ordinaires, entassés derrière des cordons en velours, brandissaient des affiches qui leur avaient été remises à la porte d’entrée avec des t-shirts sur lesquels on pouvait lire le nom du propriétaire des lieux et un slogan patriotique («Rendre à l’Amérique sa grandeur»). Puis, un peu après 11h, la voix de Neil Young s’est élevée dans l’atrium, entonnant Rockin’ in the Free World. Et Donald Trump a fait son apparition sous les cris et les applaudissements des gens ordinaires et des VIP. Précédé de sa femme, il a emprunté un escalier roulant pour descendre à l’étage inférieur, où l’attendaient une centaine de journalistes, dont le représentant d’Inside Edition, une émission télévisée qui préfère habituellement le potinage à la politique. La suite n’est plus un mystère. Le magnat de l’immobilier et star de la téléréalité a fait irruption dans la course à la Maison-Blanche de 2016, multipliant les vantardises, les propos incendiaires et les attaques contre ses rivaux républicains et les membres de l’administration démocrate. «Je serai le plus grand président en matière de création d’emplois que Dieu ait jamais créé», a-t-il déclaré entre des insultes ou des menaces visant la Chine, l’Arabie saoudite et le Mexique, entre autres. «Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes et ils apportent leurs problèmes avec eux», a-t-il déclaré dans sa tirade contre le Mexique. «Ils apportent de la drogue. Ils apportent de la criminalité. Ils sont des violeurs. Et certains d’entre eux sont de bonnes personnes, je suppose.» Né dans l’arrondissement de Queens il y a 69 ans, Donald Trump a évalué hier sa fortune personnelle à 8,7 milliards de dollars. «Je suis vraiment riche», a-t-il tenu à préciser. Il avait flirté avec une candidature à la présidence en 1988, 2000, 2004 et 2012. Son entrée dans la course à la Maison-Blanche porte à 12 le nombre de candidats qui briguent officiellement l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016. Et elle confirme aux yeux de certains Américains la nature clownesque de cette compétition engageant de nombreux candidats qui n’ont aucune chance de l’emporter. Mais il se trouve aussi des Américains qui prennent Donald Trump au sérieux. Rhoda Harris, une ex-employée de Wall Street, fait partie de ce groupe. «Il n’y a pas une chose qu’il ait dite avec laquelle je suis en désaccord», a déclaré cette citoyenne de Milburn, au New Jersey, après avoir entendu l’annonce du nouveau candidat. «Il a la sagesse, l’expertise et la chutzpah pour faire bouger les choses», a-t-elle ajouté en utilisant un mot yiddish pour «culot». Kevin Hale, un autre citoyen du New Jersey, ne s’offusque pas, de son côté, des propos les plus polémiques de Donald Trump.

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11-09-2015

Et l’écologie dans tout cela ?

Le pape François publie jeudi une encyclique entièrement consacrée à l’écologie, à six mois de la conférence climatique de Paris. Il appelle le monde à une prise de conscience pour les générations futures et à une meilleure répartition des richesses. Le pape François publie jeudi 18 juin une encyclique portant sur la protection de l’environnement. Même si ses prédécesseurs se sont déjà penchés sur la question, c’est la première fois qu’un pape y consacre une encyclique, un geste à fort, sur un sujet où on ne l’attendait pas. Le texte arrive de surcroît à un moment très opportun : à six mois de la conférence climatique de Paris. Le document de 192 pages est intitulé « Laudato Si » (Loué sois-tu), en référence aux Cantique des créatures, une prière que saint François d’Assise, dont le pape a choisi de porter le nom, avait consacrée à la nature. Ce saint, qui prônait le respect de la création divine, est d’ailleurs considéré comme le patron des écologistes. Sous embargo jusqu’à jeudi, l’écrit pontifical a été révélé en substance lundi par l’hebdomadaire italien « L’Espresso ». Le souverain pontife y met l’accent sur le risque de destruction d’écosystèmes entiers en l’absence d’une action urgente sur le climat. « Si la tendance actuelle se poursuit, ce siècle pourrait connaître des changements climatiques et des destructions d’écosystèmes sans précédent qui auront de graves conséquences pour nous tous », écrit le pape dans la version relayée par les médias. Le souverain pontife apporte une nouvelle fois son soutien aux scientifiques qui affirment que le réchauffement de la planète est principalement dû aux activités humaines. Fidèle à son habitude, le pape prend également le parti des plus pauvres, estimant ainsi que les pays développés ont une responsabilité particulière dans l’état de la pollution de la planète qui affectera surtout les personnes les plus démunies. « La consommation énorme dans certains pays riches a des répercussions dans certains des endroits les plus pauvres de la Terre », écrit ainsi le pape, qui appelle une nouvelle fois les pays riches à revoir leur mode de vie qui conduit au gaspillage. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’Église s’intéresse à l’écologie. « Les premiers à se pencher sur la question étaient les jésuites dans les années 1970, peu après le rapport du Club de Rome [un groupe de réflexion sur les méfaits de la croissance qui interroge les notions de développement durable et d’empreinte écologique]« , rappelle Odon Vallet, historien des religions, joint par France 24. Il souligne que le pape François est un jésuite, un ordre présent dans le monde entier et connu pour être à la pointe de la modernité. Paul VI, Jean Paul II et Benoit XVI ont déjà évoqué la question dans des écrits et inscrivent l’écologie dans la doctrine sociale de l’Église en interrogeant les rapports de l’homme à son environnement. « La domination accordée par le Créateur à l’homme n’est pas un pouvoir absolu, et l’on ne peut parler de liberté d’user et d’abuser ou de disposer des choses comme on l’entend », affirmait Jean Paul II en 1987. Benoit XVI a même fait installer des panneaux solaires sur le palais pontifical. Des prises de positions qui restent « minoritaires », selon Odon Vallet, et qui laissent toutefois entrevoir une certaine frilosité vis-à-vis de la question de la préservation de l’environnement, et ce pour plusieurs raisons. « Il y a toujours eu la crainte que l’écologie ne conduise à diviniser la nature, ou la terre qui dans le paganisme est une divinité nommé Gaïa, observe le vaticaniste. L’Église catholique appelle à respecter la nature, mais cette dernière est créée et non pas créatrice. »

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25-06-2015

Carpe diem

J’avoue avoir de sérieuses lacunes gastronomiques et culinaires, en ce qui concerne les produits de la mer. Si viandes rouges et volailles n’ont plus de secrets pour moi (ou presque, je ne suis pas Pierre Gagnaire), poissons et crustacés restent un mystère. Que je m’emploie, depuis quelques mois, à résoudre. La semaine dernière, j’ai même fait une découverte très intéressante lors d’un cours de cuisine qui leur était dédié : la carpe. Un mets que je n’avais jamais goûté, mais qui m’a beaucoup séduit, au point que j’ai eu envie de vous la présenter. La carpe est, comme je l’ai appris au cours de cet atelier, réputée pour son goût herbacé, presque boisé, mais en fait ce dernier dépend beaucoup de son habitat. Très prisée dans la cuisine d’Asie, d’Europe de l’Est et dans la cuisine juive, la carpe peut être cuite à la vapeur, rôtie ou pochée dans un bouillon assaisonné, mais c’est dans tous les cas un mets de fête. Elle est particulièrement appréciée en Pologne, où elle est traditionnellement servie rôtie lors du réveillon de Noël. Elle est aussi, paraît-il, excellente quand elle est cuite au bleu, c’est-à-dire juste après avoir été pêchée. Habituellement, on la fait alors mijoter dans du vin blanc avec des herbes ou dans de l’eau salée et vinaigrée. Attention, tout de même : les carpes qui vivent dans de l’eau vaseuse en gardent souvent le goût. Il est donc préférable de choisir celles qui sont élevées dans des viviers remplis de gravier. La carpe commune a un dos d’un bronze foncé, des flancs dorés et un ventre jaune. Son corps est recouvert d’écailles épaisses. Tous les membres de la famille de la carpe sont visqueux et doivent être rincés avant d’être écaillés. Il vaut mieux les laisser doucement tremper dans de l’eau. Les carpes sont originaires du Danube et d’Asie, mais de nombreuses variétés ont été introduites dans une grande quantité de pays, et on en trouve désormais un peu partout. Voilà pour cette revue culinaire du jour. Si vous êtes à la recherche d’une alternative aux traditionnels plats de fête, la carpe me semble être une solution intéressante. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez le lien : http://www.tematis.com/cours-cuisine-valence-meilleur-ouvrier-france.html

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Publié par renardvoyageur dans Non classé | Commentaires fermés

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