28-12-2017

Voyage: quand l’avion est cher

Il s’agit surtout d’une mauvaise information pour les voyageurs qui ont l’intention de voler en voyage d’affaires ou en vacances cet été, selon un récent article publié dans le US News & World Report. Non seulement les retards de vols ont augmenté, mais aussi le nombre de passagers affectés par avion. Pour certains, les nouvelles étaient pires que pour les autres. Évaluant les principaux aéroports des nations en utilisant une combinaison du pourcentage de vols retardés et de la charge moyenne des avions au départ, l’article des États-Unis a qualifié l’aéroport de Detroits Wayne County de pire pays. Les chiffres officiels du ministère des Transports brossent un tableau frustrant pour les voyageurs fréquents de Motown. Trente-neuf pour cent des vols à Detroit sont retardés. Combiné avec un facteur de charge moyen de près de soixante-dix-sept pour cent – ce qui signifie que les aéronefs quittant la ville sont presque à 77% – l’aéroport de Detroits est le plus misérable pour le plus grand nombre de passagers. Étant donné que j’habite non loin de Detroit et que je fais un voyage d’affaires occasionnel à Chicago ou à Cleveland, ces chiffres m’ont fait penser aux avantages – voire aucun – de la conduite vers ces destinations. Avec l’aide de quelques autres conseils dans l’article, il m’a été très facile de fixer le prix et ensuite de comparer le coût de la conduite et du vol dans chacune de ces villes. La première étape du processus consistait à visiter Géré par l’American Automobile Association (AAA), ce site Web vous permet d’entrer facilement votre point de départ et votre destination finale ainsi que la marque, le modèle et l’année de fabrication de votre véhicule. En utilisant des estimations MPG pour votre marque de voiture et le prix moyen du gaz pour votre région, le calculateur de coût du carburant AAA calcule rapidement la distance en miles, la quantité de carburant nécessaire et le coût de ce carburant pour un modèle typique. Detroit à Chicago. Dans mon cas, j’ai appris que je pouvais espérer utiliser 10,58 gallons de gaz pour le trajet de 275 milles vers la ville de Windy à un coût approximatif du carburant d’un peu plus de 33 dollars (33,23). La calculatrice m’a également donné le coût aller-retour du lecteur, dans ce cas, 66,46. Pour savoir comment cela se comparerait à voler, j’ai ensuite pointé mon navigateur Web vers Sidestep fait appel à moi parce qu’il parcourt des centaines de sites de compagnies aériennes et de tarifs réduits pour la meilleure offre, puis me permet de réserver mon vol directement avec la compagnie aérienne au lieu d’utiliser un intermédiaire comme Orbitz, Travelocity ou Expedia. Traiter directement avec la compagnie aérienne et non par l’entremise d’un courtier tiers, rend la tâche plus facile et peut-être moins coûteuse si des frais sont engagés pour modifier mon vol si nécessaire. En visitant, j’ai trouvé un vol sans escale d’American Airlines qui me conduirait de Detroit à Chicago un mardi et me rendrait le jeudi suivant pour un coût total de 119.00 dollars. Pas un mauvais prix par tous les moyens, mais toujours environ deux fois le coût de la conduite. Et le prix n’a pas pris en compte le coût du stationnement de l’aéroport ou des frais d’aéroport ou des taxes supplémentaires. Parce que j’aime conduire, le choix de conduire à Chicago lors de mon prochain voyage d’affaires était une évidence. Mon itinéraire me mène tout de même à l’aéroport de Detroit et je passe plutôt mon temps à traverser la campagne pittoresque de l’ouest du Michigan plutôt que de me battre contre de longues files d’attente et d’éventuels retards à l’aéroport. En outre, c’est agréable d’avoir ma propre voiture à Chicago et aussi gratifiant d’économiser sur le coût d’une voiture de location. Si une décision comme celle-ci s’additionne pour vous dépend de votre point de départ et de votre destination finale. Bien que ce soit encore un peu moins cher pour moi de conduire de Detroit à Los Angeles que de voler, par exemple, Id ne considère jamais faire de ce long trajet une partie d’un voyage d’affaires. Source : pilotage avion.

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19-12-2017

Nigeria

L’euphorie et l’optimisme qui ont suivi les élections relativement pacifiques de 2015 à l’origine de l’administration du Président Muhammadu Buhari ont progressivement cédé la place à de l’inquiétude en 2016. Nombre des graves problèmes des droits humains auxquels il avait promis de s’attaquer lors de son discours d’investiture restent en grande partie non traités et non résolus. Les changements apportés à la direction de l’armée et l’amélioration de la coordination régionale ont permis un refoulement constant du groupe insurgé Boko Haram, l’obligeant ainsi à céder la majeure partie du territoire qu’il contrôlait au nord-est. Le groupe continue toutefois de commettre des crimes contre les civils, notamment des enlèvements et des recrutements forcés. La baisse de l’intensité des attaques de Boko Haram a été éclipsée par l’insuffisance de la réponse à la crise humanitaire. La plupart des 2,5 millions de personnes déplacées internes (IDP) sont privés des droits fondamentaux, tels que les droits à la nourriture, à un abri, à l’éducation, aux soins de santé, à la protection contre les abus ainsi que le droit à la liberté de mouvement. Les femmes et les jeunes filles déplacées sont en proie à des viols et à des actes d’exploitation sexuelle commis par d’autres personnes déplacées, par des membres de groupes d’autodéfense, par des policiers et par des soldats. En décembre 2015, l’armée a tué 347 membres du Mouvement islamique du Nigeria (MIN) après un barrage routier opéré par le groupe chiite à Zaria. Des centaines de membres du MIN, dont leur dirigeant Ibrahim El Zakzaky et sa femme, sont toujours en détention, sans chef d’accusation. L’interdiction du MIN imposée par le gouvernorat de Kaduna en octobre 2016 a déclenché une vague d’interdictions contre les chiites dans quatre États du nord. Depuis, les activités religieuses chiites ont fait l’objet d’assauts et de violence policière, causant la mort de vingtaines de membres du MIN dans les États de Kaduna, Kano, Katsina, Plateau, Sokoto et Yobe. Dans le reste du pays, les violences communautaires meurtrières entre fermiers et bergers, autrefois limitées aux États du Centre-Nord, se sont propagées dans le sud en 2016. L’absence de justice pour les victimes a contribué à attiser les représailles, créant ainsi des cycles de violence. Dans le sud, la réponse du gouvernement à l’agitation liée à la demande d’indépendance de l’État de Biafra et au militantisme dans le delta du Niger a causé des vingtaines de morts et la destruction de communautés entières.

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24-11-2017

A Beaune, pour le vin

Mardi dernier, j’ai assisté à mon premier cours d’oenologie à Beaune. Certains collègues n’ont pas compris l’intérêt d’assister à un tel atelier. Je crois que ceux-là n’ont jamais essayé de faire une dégustation oenologique chez eux. Si je voulais suivre un cours de ce genre, c’est parce qu’il permet en effet à mon sens de réaliser une expérience très difficile à réaliser chez soi. Si vous avez déjà essayé, vous avez dû vous rendre compte que goûter six vins différents et se retrouver avec d’excellents crus ouverts tous en même temps et aux trois-quarts pleins peut être assez gênant ! Bref, je ne savais pas trop comment cela allait se passer, mais l’expérience s’est bien passée, en fin de compte. J’ai ainsi pu déguster à l’aveugle (pour ne pas se laisser influencer par le nom) six vins émanant de différentes régions de France. Quand je dis à l’aveugle, ça ne veut évidemment pas dire dans le noir ; c’est simplement qu’une chaussette a été mise sur la bouteille afin qu’on ne puisse l’identifier selon son étiquette. Ces six vins n’étaient pas des vins de table, non : il s’agissait là de vins d’exception, distingués par les plus grands experts. Tous les âges étaient présents (même si les 40-50 ans étaient majoritaires). Force est de constater que ces cours d’oenologie s’adressent à différents publics, aux nouveaux comme aux experts. Cela dit, et même si j’ai apprécié l’expérience, qui permet d’aborder les vins d’une manière beaucoup plus pointue, il ne faut pas s’attendre à se transformer en un oenologue après 2 heures d’atelier. Mais c’est néanmoins très intéressant à vivre, et l’on se familiarise rapidement aux gestes pros (faire le petit bruit de bouche lors de la dégustation, prendre le temps d’observer longuement avant de goûter, etc). Le seul bémol de cette activité, au final, c’est le côté surrenchère de certains participants, qui m’a un peu fatigué. Certains voulaient à tout prix briller en détectant des odeurs extrêmement pointues. Par exemple, là où vous percevriez un goût de poivre gris, certains sentent carrément l’odeur des lardons. Malgré tout, si vous n’avez jamais tenté l’expérience, je vous la recommande chaudement. Cela donne une autre vue sur le vin. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur cette expérience de cours d’oenologie à Beaune qui est très bien fait sur ce thème.

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22-11-2017

Une cyberviolence genrée

Comme les études sur le climat scolaire desquelles elles sont tirées, les enquêtes sur les cyberviolences ont offert une lecture sexuée des phénomènes de violence à l’école, mais ont encore peu bénéficié d’analyses genrées approfondies (Faris et Felmlee, 2011). Quelques pistes tirées de différentes recherches laissent toutefois entendre qu’un cadre d’analyse genré pourrait être particulièrement porteur pour étudier le phénomène des cyberviolences. D’une part, Smith (2001) a établi que les garçons subissent davantage de harcèlement physique tandis que les filles subissent un harcèlement plus relationnel (rumeurs, échanges verbaux) et plus indirect (ostracisme, isolement). Or, Eslea et Smith (1998) ont montré que cette dernière forme est rarement reconnue comme appartenant au harcèlement et donc moins ciblée par les actions de lutte contre les violences. La classification des violences entre filles et garçons, largement reprise depuis, suggère que les mécanismes en jeu dans les violences entre pairs sont susceptibles de différer selon qu’ils ciblent un garçon ou une fille – et donc que les comportements « punis » par les pairs varieraient en fonction du sexe de la victime. On peut à ce titre raisonnablement estimer que la plupart des agressions entre pairs proviennent de la recherche d’obtention d’un statut social plus élevé ou d’un « capital social » ou encore établissent les balises de ce qu’il est acceptable d’être et de faire (Centre Hubertine Auclert, 2014; Payne et Smith, 2013). Également, plusieurs chercheur-e-s ont établi que les auteurs de cyberharcèlement n’ont pas toujours l’intention de nuire à autrui. Reprenant les résultats de l’enquête Beatbullying réalisée en Angleterre (2010), Blaya (2013) rapporte que 40% des élèves sondés par cette enquête ont dit avoir agi pour s’amuser. Le sondage IPSOS (2014) fait valoir une position opposée : 10% des adolescent-e-s se déclarent indifférents ou amusés par la publication d’une photo intime (de fille ou de garçon). Il semble intéressant de construire un parallèle, d’une part entre l’intentionnalité et la réception, et d’autre part entre l’absence d’intentionnalité et la perception d’exercer une violence de la part de l’agresseur ou de l’agresseuse. Sur ce point, les recherches sur les insultes sexistes et homophobes montrent que l’agression ou la discrimination est bien souvent niée par ceux ou celles qui les emploient au prétexte de leur banalisation (Bastien Charlebois, 2009, 2011 ; Léglise et Leroy, 2008). Les jeunes font d’eux-mêmes le lien entre moqueries, harcèlement et discriminations : « il suffit d’avoir un visage un peu différent, des cheveux d’une certaine couleur, des seins petits ou gros, pour se faire insulter » (Ceméa, 2015). L’insulte, qui fait advenir ce qu’elle nomme au regard des autres, joue un rôle important dans la construction de l’identité  : ce que certains chercheur-e-s ont appelé une subjectivité dominée (Eribon, 1999), c’est à dire que par exemple l’insulte homophobe contribue aussi à produire l’identité homosexuelle. Des recherches menées dans le champ des études sur le genre, qui ont proposé des analyses fines des mécanismes de l’injure et de ses effets (Clair, 2012 ; Moïse, 2002) comme des possibilités de déconstruction du système sexiste et hétérosexiste qu’elle offre (Dayer, 2005 ; Butler, 2004) notamment en milieu scolaire (Collet, 2013 ; Pasquier, 2014), peuvent notamment être mobilisées en raison de leurs potentialités heuristiques. En effet, une seule occurrence agressive peut marquer fortement les jeunes sensibilités. Une seule lecture sexuée de résultats de recherche sur les violences entre pairs contribue à évacuer des procédés plus subtils par lesquels le genre est susceptible d’opérer dans les rapports entre pairs, notamment la nature relationnelle et contextuelle du genre, ou encore la manière dont les relations entre filles, entre garçons, ou entre filles et garçons, peuvent influencer les rapports de pouvoir.

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25-10-2017

Les bonnes adresses de Goa

Dans l’attente d’un séjour sans stress où vous pouvez oublier la vie ordinaire hotchpotch, vous devez réserver des vacances dans la destination fascinante de Goa. Goa est l’une des destinations touristiques les plus chaudes du pays. Laissez les franges de palmiers, le sable doré, l’eau bleue claire et le vent rafraîchissant vous donner tout le plaisir que vous recherchez dans des vacances fascinantes. Goa est la destination la plus célèbre de la plage dans le pays. Si vous voulez des vacances où vous pouvez profiter au maximum & ndash; Goa est votre endroit à être. La meilleure façon de vivre des vacances amusantes est de réserver votre séjour dans l’un des hôtels de Goa Beach. Appréciez les environs pittoresques de ces hôtels et laissez les stations luxuriantes, au milieu de la verdure, vous offrir une expérience de vacances incroyable. Les fêtards qui veulent passer des vacances avec des amis doivent réserver leur séjour dans des hôtels du nord de Goa. Pour les touristes qui veulent passer un moment de tranquillité tranquille devrait réserver le séjour à l’un des hôtels dans le sud de Goa. Une fête indienne ne serait rien sans visiter Goa. Et en réservant un confortable hôtel à Goa, vous pourrez profiter de la nature et du plaisir. Ouvrez votre fenêtre à la mer déconcertante et regardez le lever du soleil à l’horizon. Laissez les services s’ajouter aux plaisirs de rester et vous donner plus de raisons de chérir. Étant l’une des destinations touristiques les plus recherchées, on peut trouver un large éventail d’hôtels de Goa Beach. Goa divertit toutes sortes de touristes. Des voyageurs de groupe aux jeunes mariés, des escapades d’un week-end à un congé sabbatique, la destination a quelque chose pour chaque individu. Si vous voulez prendre soin de vous et de votre famille de la meilleure façon possible et que l’argent n’est pas une limite, vous pouvez réserver votre séjour dans les hôtels 5 étoiles de Goa Beach. Ici, dans ces hôtels, vous pouvez profiter d’un beau mélange avec des services internationaux à l’hospitalité indienne traditionnelle. Avoir tous les équipements modernes et faire de votre séjour un événement mémorable. Peu d’hôtels de ce type sont Alila Diwa, Bogmallo Beach Resort, Chances Casino & Resort, Cidade De, Club Mahindra Varca Beach Resort, La Couronne, Devaaya Ayurveda et centre de cure de la nature, Dona Sylvia Beach Resort, Grand Hyatt, Holiday Inn , Kenilworth Beach Resort, LaLiT Golf & Spa Resort, Leela, Majorda Beach Resort, Mayfair Hideaway Spa Resort, L’Hôtel O, Le parc sur la plage de vacances, Radisson Blu, Ramada Caravela Beach Resort, Resort Rio, Riviera De, Taj Exotica , Vivanta par Taj Fort Aguada, Vivanta par Taj Holiday Village, Vivanta par Taj Panaji, Suites White Pearl, Goa Marriott Resort, Park Hyatt Resort et Spa, Le Zuri Varca, Whitesands Resort & Casino, etc. Pour les voyageurs qui veulent aller un peu facile sur les poches peuvent cependant réserver leur séjour dans l’un des hôtels pas chers près des plages de Goa. Les options sont amplement. Ces logements sont parfaits si vous êtes un randonneur ou si vous voulez passer du temps avec vos amis. Peu de tels hôtels de budget à Goa sont Empire Beach Hôtel, Palm Beach Lifestyle Hôtel, Dando Holiday Huts Beach Hôtel, Krish Holiday Inn Beach Hôtel, Ronil Beach Hôtel, Montego Bay Beach Village, Dwarka Beach Hôtel, The Meems &; Arabian Sea Beach Hôtel, Morjim Beach Hôtel, Hôtel Star of the Sea, etc. Réservez vos prochaines vacances dans la fascinante & Pearl; & ndash; Goa! Les plages, les anciennes églises et monuments, la vie nocturne, les délices et les gens animés vous feront vivre une expérience inoubliable. Réservez votre séjour dans l’un des hôtels de Goa Beach et vivez chaque seconde de vos vacances. Davantage d’information sur les plus beaux hôtels du monde en surfant sur le site spécialisé.

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24-10-2017

En maison de retraite

Dans la famille de Caroline, l’histoire se répète comme le refrain d’une mauvaise chanson. Chez elle, l’âge venant, les femmes perdent la tête :  « Du côté de ma mère, toutes les femmes ont terminé démentes ou Alzheimer. À la fin, aucune d’entre elles ne pouvait rester seule. C’est arrivé à ma grand-mère quand j’avais 16 ans. On a essayé de la prendre à la maison et j’en garde des souvenirs traumatisants. Une dame que tu as connue digne toute ta vie, quand tu la vois se tripoter ou pisser sous la table de la cuisine, ça fait un choc. »  La quadragénaire parisienne se souvient du placement de sa grand-mère en maison de retraite, et parle de l’angoisse écrasante qu’elle a ressenti quand elle a vu que sa mère dérapait à son tour.  « Quand j’ai vu que ma mère dérapait, je me suis automatiquement projetée. D’un seul coup, c’était clair que j’étais la prochaine sur la liste. »  Mais Caroline prend son rôle de fille à bras le corps. Elle fait venir deux auxiliaires de vie, qui se relaient auprès de sa mère 24h/24.  « Au bout d’un certain temps, j’ai découvert qu’elle était maltraitée », confie-t-elle. Claudine est couverte de bleus. Caroline va voir la police. Circulez, madame, vous ne pouvez rien prouver.   « J’étais folle furieuse d’être aussi impuissante. Mais le pire, dans tout ça, c’est qu’une partie de toi se prend à comprendre la violence qu’on peut avoir envie de déployer face à ton proche. Parce qu’une personne démente, ça peut être extrêmement pénible. »  Claudine est hospitalisée, les neurologues insistent pour qu’elle soit désormais placée en maison de retraite. « En même temps, si on l’avait prise à la maison, on y aurait laissé notre santé mentale », explique Caroline. Avec son mari, elle tombe sur un établissement cher et luxueux situé pas loin de chez eux. Deuxième mésaventure :  « Ce qui m’a semblé bizarre, c’est que la mauvaise santé de ma mère ne les a pas inquiétés du tout. On aurait dû se méfier quand ils ont accepté que l’on signe les papiers d’entrée à sa place. »  Claudine intègre cette maison de retraite et rapidement, les soignants sont dépassés, incapables de s’occuper d’elle. Caroline est appelée constamment pour venir donner un coup de main. Un jour, alors qu’elle entre dans la chambre de sa mère, celle-ci est introuvable :  « J’ai demandé où elle était. On m’a répondu qu’elle avait frappé un autre résident alors ils l’avaient envoyée en hôpital psy, sans m’en parler. Il m’a fallu deux jours pour savoir où elle était et la récupérer. »  Claudine est morte environ une semaine plus tard, en septembre dernier, dans une structure spécialisée. Depuis, Caroline s’en veut.   Un jour, Marika a fait une promesse à Elise, sa grand-mère. De ces phrases courtes qui engagent pour le temps qu’il reste à vivre. Elle a dit :  « Je ferai ce que je peux pour te garder chez toi jusqu’au bout. »  Sous-entendu : « Je ne te placerai en maison de retraite que quand tu seras devenue dangereuse pour toi-même, ou pour les autres. »  Ce jour a fini par arriver l’année où sa grand-mère a fêté ses 96 ans.  « Le truc qui m’a fait comprendre que je prenais l’ascendant sur ma grand-mère, que je devenais le parent et elle l’enfant, c’est que je me suis mise à gagner au Scrabble. En temps normal, ça ne serait jamais arrivé. Elle était beaucoup trop forte. »  Pour cette trentenaire parisienne dynamique, ancienne infirmière libérale qui travaille aujourd’hui dans la communication, s’occuper de sa grand-mère vieillissante n’a jamais été un sacerdoce. Elle connaissait les médicaments, les gestes qui soulagent, l’esprit qui s’absente et la fragilité du corps âgé, qui violace, croûte. Surtout, elle appréhendait l’idée de confier Elise à une maison de retraite :  « En tant que soignante, je sais qu’il peut y avoir des dysfonctionnements lors de la prise en charge. À partir du moment où tu mets les mains sur quelqu’un, elles peuvent soigner ou faire mal. Là, on habitait à une centaine de kilomètres. S’il y avait eu de la maltraitance, j’aurais été trop loin pour être capable de la voir. »  Alors quand Elise a commencé à vieillir, Marika s’est adaptée. Tout doucement, quand sa grand-mère s’est mise à oublier ses médicaments, que l’incontinence est arrivée, qu’elle n’a plus réussi à entrer et sortir seule de la douche, que les noms des jours et des lieux se sont peu à peu mélangés, que les chutes nocturnes ont été de plus en plus régulières, la jeune femme a fait intervenir à chaque fois des soignants.  Il y a d’abord eu une infirmière une fois par semaine, puis plusieurs tous les jours, ainsi qu’une auxiliaire de vie, toutes les nuits. Pendant cette période, Marika rend visite à sa grand-mère une journée par semaine : elle remplit les chèques, fait la lessive, les courses ainsi que quelques repas. Et puis un matin, juste après le départ de l’auxiliaire :       « Ma grand-mère est tombée. Elle est restée plusieurs heures au sol, coincée entre la porte d’entrée et le radiateur, incapable de se relever. Rien que d’imaginer ça, ça me fait physiquement mal. On a appelé les pompiers, ils ont dû casser la fenêtre et la porte pour pouvoir rentrer. Ce jour-là, j’ai compris que le dernier rempart avait cédé. Elle avait 96 ans. Je ne pouvais plus reculer. »  Ensuite, tout est allé très vite et Marika a dû se résoudre :   « Il a fallu que je lui dise qu’elle ne rentrerait pas chez elle. Elle se doutait de ce qui se tramait mais faisait mine de ne pas comprendre. On parlait de « maison de repos », pas de « maison de retraite », comme les gens qui ont le cancer mais qui préfèrent dire « j’ai une maladie ». Ça été très violent pour elle et pour moi. Un jour, j’ai craqué, j’ai fondu en larmes au pied de son lit. Je lui ai expliqué qu’elle resterait là, qu’on ne pouvait pas la soigner mieux ailleurs. »

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30-08-2017

Quand le serveur ne parle pas ta langue

Les personnes qui sont déjà allées à Berlin le savent bien: pour séjourner, et même habiter dans la capitale allemande, il n’est pas impératif de parler la langue de Goethe. L’anglais suffit en général dans cette ville extrêmement cosmopolite où l’on trouve énormément d’expatriés britanniques et américains, et par conséquent des bars et restaurants anglo-saxons. Mais d’après le Guardian, de plus en plus de Berlinois sont excédés de l’omniprésence de l’anglais et la raréfaction de l’allemand dans certains bars et magasins de la capitale. Dans un article pour le journal allemand Tagesspiegel, le journaliste Dominik Drutschmann narrait son expérience dans un restaurant du quartier branché de Neukölln en mars dernier, expliquant que sur quatre serveurs, aucun n’avait été capable de prendre sa commande en allemand. Tout simplement car ils ne parlaient qu’anglais. «Vous ne devriez pas être ostracisé de la vie berlinoise juste car vous ne parlez pas bien anglais», s’était-il offusqué. Jens Spahn, l’un des leader du CDU, le parti d’Angela Merkel, a ravivé la polémique et donné une voix à la contestation berlinoise. Au cours d’une interview accordée au journal Neue Osnabrüker Zeitung le 13 août 2017, il a pointé du doigt les restaurants exclusivement anglophones: «Ça me fait grimper aux murs lorsque certains serveurs, dans des restaurants berlinois, ne parlent qu’anglais. (…) On ne verrait jamais quelque chose d’aussi fou à Paris.» Effectivement, avec des Français classés derniers au classement européen des pays maîtrisant l’anglais, un tel problème ne risque pas de se poser de sitôt dans les bistrots parisiens…     L’homme politique a ajouté que la coexistence pacifique entre la population native et les nouveaux arrivants reposait sur le fait que tout le monde sache parler la langue du pays. «C’est quelque chose que l’on attend de tous les immigrants», a-t-il ajouté. L’utilisation croissante de l’anglais dans les magasins et les restaurants de certains quartiers branchés de Berlin a quand même ses adeptes. Selon le Guardian, Ramona Pop, politicienne membre du Parti écologique, a déploré que «beaucoup de gens» n’aient pas compris que «Berlin est aussi une ville qui parle anglais», au-delà d’être la capitale de l’Allemagne. Le fait que le bilinguisme progresse lui donne selon elle une longueur d’avance sur Paris. «Si une ville ouverte et internationale veut attirer les jeunes entrepreneurs urbains, c’est un plus.»

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12-07-2017

Do it yourself : le parfum

Voilà une expérience que je ne me serais pas imaginé faire un jour. Il y a quelques jours, au cours d’un atelier de parfum à Paris, j’ai en effet composé mon propre parfum. C’est ma femme qui m’avait offert cette activité il y a quelques mois, et, franchement, je n’en voyais pas trop l’intérêt : j’ai d’ailleurs failli laisser passer la date limite de validité du bon. Mais bon, finalement, et un peu pour que ma femme arrête de me demander quand j’allais le faire, j’y suis allé. Et franchement, je ne regrette pas. Je serais passé à côté d’une excellente expérience ! Le plus dur, c’est de s’y rendre. Parce que quand on est lancé, on s’amuse comme un gosse, à essayer de concevoir goutte à goutte le parfum idéal. En fait, on stresse même à l’idée de ne pas obtenir le bon résultat avant la fin du cours ! L’atelier ressemble à un petit laboratoire expérimental (en un peu plus coquet tout de même). Chaque apprenti-parfumeur se voit assigner un orgue à parfums doté de plus de 120 fioles d’essences, de fragrances acidulées, fleuries, orientales, étranges… Concrètement, on compose le parfum d’après la pyramide olfactive. En premier la note de fond, la plus forte, qui sert de base au parfum : elle peut rester plusieurs jours après application. Ensuite la note de cœur, qui détermine le thème du parfum : elle dure moins longtemps mais prépare l’arrivée de la note de fond. Et pour finir la note de tête, celle que l’on perçoit en premier dans un parfum, et qui définit sa fraîcheur. On est libre de choisir chaque fragrance qu’on veut incorporer à sa réalisation, mais on est chaperonné tout du long par un maître-parfumeur, qui nous indique les bons ou mauvais mariages entre différents accords. Ce qui est le plus dur, c’est de ne pas être trop cérébral, de se fier à son instinct, à ses sens. Il faut savoir ne pas trop réfléchir, sans quoi on est vite dérouté. Au terme de cet atelier de parfum à Paris, on repart avec son propre parfum, une création dont on est le seul à connaître la formule. Et ça, c’est plutôt classe. Suivez le lien pour en savoir plus.

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28-06-2017

Quand les russes se foutent des caïds de banlieue

On en sait plus sur l’attaque ayant ciblé un haut représentant de l’Agence russe d’exportation d’armements Rosoboronexport. Il s’est avéré que les victimes de ce vol à la portière sur la route du Bourget ont poursuivi leurs agresseurs avant d’appeler les forces de l’ordre. Sergueï Kornev, chef de la délégation représentant l’Agence russe d’exportation d’armements Rosoboronexport au Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget et son chauffeur, une femme russe, ont pris en chasse les individus qui les avaient braqués dans le nord de la banlieue parisienne, les poursuivant jusqu’à Saint-Denis, un quartier sensible, ont annoncé les médias français. Selon eux, M.Kornev et son chauffeur ont traversé plusieurs cités pour finalement se retrouver à Saint-Denis. La femme russe a cru reconnaître quatre agresseurs. Mais une cinquantaine d’individus du quartier se sont interposés. Les victimes ont dû appeler la police qui s’est rendue sur place. Elle a interpellé les quatre assaillants, dont un mineur, qui ont été placés en garde à vue. En apprenant la nouvelle, les internautes français ont admiré le courage de M.Kornev et cette femme russe.

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14-06-2017

En avion au dessus Nantes

Prendre les commandes d’un avion quand on n’a pas la moindre compétence ? Impossible, a priori. Mais pas tant que ça, en fait. Et c’est même ce que j’ai réalisé pas plus tard que jeudi dernier. Evidemment, il ne s’agissait pas d’un gros avion de ligne mais d’un modèle de loisir : un Cessna150.Un petit bijou très maniable qui m’a permis de faire mes premiers pas d’aviateur sans la moindre difficulté. Ca s’est passé à Courtrai, près de Lille, par une journée un peu venteuse. Avant de me jeter à l’eau, je me suis pas mal demandé si une telle activité n’était pas hors de portée. La faute, peut-être, à l’incroyable complexité des simulateurs de vol sur ordi. Mais effectivement, piloter un petit avion est accessible à tous. Les phases les plus délicates restent, comme vous l’avez sans doute deviné, le décollage et l’atterrissage. Mais entre les deux, ce n’est que du bonheur. Et même le décollage n’est pas aussi terrifiant qu’on peut le croire, en réalité. Quand on le compare au décollage d’un avion de ligne, c’se fait en douceur. Et une fois en plein ciel, le panorama est bien plus magnifique. Mais le plus important, en fait, n’est pas de jouir de la vue, mais dans les sensations offertes. Pour ma part, ce qu’il y a de mieux, c’est le pilotage lui-même. Je dois admettre que manier le joystick est vraiment enivrant. On ressent le souffle du vent qui fait ballotter l’appareil, à tel point qu’on a souvent l’impression de repousser le vent quand on fait pivoter l’avion, même légèrement. C’est difficile à décrire, mais c’est quelque chose d’intense. Plus exténuant que ce à quoi je m’attendais, au final. Lorsqu’on est un novice, on ne sait vraiment pas où regarder : les nombreux cadrans ou à ce qu’il y a devant nous ? Dilemme. Et aussi parce qu’il faut quand même garder les mains pressées sur le joystick (celui-ci est certes souple, il administre tout de même un retour de force qui se fait sentir). Bref, que vous soyez aventureux ou non, c’est une expérience prodigieux que je vous conseille de tenter au moins une fois. Si vous êtes intéressé, je vous mets un site qui m’a servi pour mon baptême dans les Ardennes. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de ce pilotage en avion à Nantes.

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