21-01-2016

Guéri par une herbe magique

Victime d’un fracture du péroné mi-juillet, Waisake Naholo a finalement été retenu dans la liste des 31 All Blacks pour la Coupe du monde de rugby. L’ailier a été guéri par une plante fidjienne. Le kawakawarau, l’herbe magique fidjienne, sera-t-il le remède miracle qui permettra à Waisake Naholo de jouer à la Coupe du monde, malgré une fracture du péroné mi-juillet? Cela paraît invraisemblable mais le All Black y croit dur comme fer, tout comme son sélectionneur, qui l’a retenu dans le groupe. Grosse surprise pour le monde du rugby, dimanche lors de l’annonce de la liste des 31 Néo-Zélandais retenus pour le Mondial: Waisake Naholo y figure, à peine un mois et demi après s’être fracturé le péroné, en ouverture du Four Nations face à l’Argentine (39-18), le 17 juillet pour sa première sélection. Au lendemain de cette blessure, les médecins néo-zélandais lui prédisaient trois mois d’absence et mettaient fin à son rêve de jouer pour le Mondial. Refusant ce diagnostic, l’ailier de 24 ans a décidé de rentrer chez lui, aux Fidji, pour s’en remettre aux médecines traditionnelles. Au bout d’une semaine à peine, l’ailier des Highlanders a assuré être déjà guéri grâce à l’application sur sa blessure, pendant quatre jours, d’une plante fidjienne, le kawakawarau. «Quand nous avons retiré les feuilles, la blessure avait disparu», a prétendu Isei Naiova, le médecin fidjien qui s’est occupé de Naholo, et qui est aussi son oncle. Les médias fidjiens affirment que Naholo a même repris un entraînement léger dans la foulée. «Peu de gens connaissent cette méthode et elle peut paraître miraculeuse. Mais en fait, c’est parce que ma famille et moi possédons un don divin, qui se transmet de génération en génération, pour exploiter les vertus curatives» du kawakawarau, a déclaré à l’AFP le médecin, dimanche, depuis son village de Nadroumai. Des méthodes qui peuvent laisser circonspect mais auxquelles le sélectionneur des Blacks, Steve Hansen, a fait confiance. «J’avais déjà entendu parler de cette médecine traditionnelle et, ironie du sort, c’était juste avant que Naholo ne se blesse», a-t-il expliqué. «Eux, ils y croient, et qui sommes-nous pour dédaigner les médecines alternatives? La médecine chinoise existe bien depuis des années. Si ça marche, j’y crois aussi», a ajouté le sélectionneur. Après l’annonce de cette improbable guérison mi-août, il a néanmoins demandé un deuxième avis au staff médical des All Blacks, qui a donné son aval pour la sélection du joueur, après des examens complémentaires, dont une radio. «A partir du moment où il a choisi de venir ici, je n’ai jamais eu de doute sur le fait qu’il puisse se rétablir et jouer ce Mondial», a soutenu Isei Naiova. Quels que soient les pouvoirs supposés -voire l’effet placebo- de l’herbe fidjienne, il est très peu probable que Naholo débute la compétition, qui démarre le 18 septembre en Angleterre. Mais le tournoi s’étale sur un mois et demi (jusqu’au 31 octobre), et le staff des All Blacks espère sans doute que le joueur soit disponible pour la deuxième partie de la Coupe du monde. A 24 ans, Naholo a terminé meilleur marqueur d’essais du Super 15 avec la province néo-zélandaise des Otago Highlanders cette saison, ce qui lui avait valu sa première convocation chez les All Blacks. Des Blacks qui, comme le souligne Hansen, veulent «remporter deux fois de suite» la Coupe du monde, «ce qu’aucune équipe n’a jamais fait auparavant». Pour cela, Hansen a choisi, à l’avant comme à l’arrière, des joueurs pouvant facilement changer de poste si nécessaire, pour coller à ce jeu très rythmé qui caractérise les Blacks. L’ouvreur Colin Slade pourra ainsi jouer en cas de besoin à la mêlée, à l’aile ou à l’arrière. Hansen a également pris trois demis de mêlée: Tawera Ker-Barlow, Aaron Smith et TJ Perenara. Des choix qui ne laissent aucune place à l’arrière Dagg ni à l’ailier Jane, qui avaient pourtant fait leurs preuves en 2011.

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11-09-2015

Adieu publicité, bonjour contenu

Le mois dernier, j’ai assisté à un congrès à Cannes. Un orateur a parlé d’une métamorphose à l’oeuvre dans la communication des marques : l’avènement du brand content. Les marques ont toujours essayé de rendre leurs communications attrayantes, et elles se sont toujours efforcées de produire un discours impactant pour percer au milieu d’un paysage surchargé de pub. Mais si la chose est encore vraie aujourd’hui, un nouveau challenge s’est ajouté : les marques ne se disputent plus seulement entre elles, mais aussi avec les auteurs de contenus. Il ne leur suffit plus de sortir du lot : elles doivent dans ce nouvel exercice privilégier les intérêts du spectateur avant les leurs ! Dans ce nouveau domaine, elles doivent imaginer la communication comme un objet apte à procurer une touche positive. Toutes les marques n’excellent pas dans le domaine (et c’est peu de le dire). Cette révolution dans la façon de penser exige en effet que la marque se décentre et envisage la relation commerciale sous un nouvel angle. Le défi est de taille. Les attentes pour les communications de marque sont de plusieurs ordres. Lorsqu’on dit de la communication qu’elle devient un objet doté d’une plus-value, cette valeur peut en fait venir de trois grandes directions : le contenu est mis en valeur pour son caractère plaisant ou ludique ; le contenu est développé du fait qu’il rend service ; le contenu est proposé parce qu’il apprend des choses. Evidemment, un contenu peut être l’un et l’autre ; un contenu utile tel que des modes d’emploi peut être également ludique, tout dépend de la manière dont il est présenté. Le point me semble important à souligner, car un des intervenants a fortement insisté sur le capital émotionnel associé aux contenus ludiques, capables de susciter une grande différence d’affect en comparaison des autres contenus. Apprendre quelque chose grâce à une marque peut évidemment attiser une émotion cognitive, mais qui n’offre pas le niveau d’implication des contenus ludiques les plus réussis. C’est toute l’histoire d’Abel et de Caïn qui se rejoue ici. L’un est plus attrayant et aura toujours plus de faveurs auprès du public. Ce congrès à Cannes était assez révélateur de la révolution en cours dans l’univers des marques. Et le fait que mon responsable m’y ait envoyé est tout aussi symptomatique, je pense. Ne reste plus qu’à déterminer la capacité des marques à proposer des contenus de qualité, capable de concurrencer les contenus en place. Le challenge est encore une fois de taille, surtout dans le cas du divertissement. Je vous laisse le lien si vous souhaitez vous inscrire au prochain colloque : http://www.agenceincentive.com/destinations/incentive-france/incentive-a-cannes/

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11-09-2015

Donald Trump va tout péter

Le groupe État islamique et les aspirants républicains à la Maison-Blanche n’ont qu’à bien se tenir. Promettant de vaincre les uns et les autres, Donald Trump a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 dans une atmosphère digne du cirque Barnum&Bailey. Notre journaliste y était. Approchez, Mesdames et Messieurs… La musique était forte. Très forte. Tellement forte que les gens devaient crier pour s’entendre dans l’atrium de la Trump Tower, où résonnaient les voix amplifiées de chanteurs disparates, de Luciano Pavarotti à Barbra Streisand en passant par Mick Jagger. Les VIP, reconnaissables au carton qui leur pendait autour du cou, se saluaient à qui mieux mieux au rez-de-chaussée de la tour clinquante. Certains portaient des habits lustrés qui n’auraient pas juré dans le film Goodfellas. Les gens ordinaires, entassés derrière des cordons en velours, brandissaient des affiches qui leur avaient été remises à la porte d’entrée avec des t-shirts sur lesquels on pouvait lire le nom du propriétaire des lieux et un slogan patriotique («Rendre à l’Amérique sa grandeur»). Puis, un peu après 11h, la voix de Neil Young s’est élevée dans l’atrium, entonnant Rockin’ in the Free World. Et Donald Trump a fait son apparition sous les cris et les applaudissements des gens ordinaires et des VIP. Précédé de sa femme, il a emprunté un escalier roulant pour descendre à l’étage inférieur, où l’attendaient une centaine de journalistes, dont le représentant d’Inside Edition, une émission télévisée qui préfère habituellement le potinage à la politique. La suite n’est plus un mystère. Le magnat de l’immobilier et star de la téléréalité a fait irruption dans la course à la Maison-Blanche de 2016, multipliant les vantardises, les propos incendiaires et les attaques contre ses rivaux républicains et les membres de l’administration démocrate. «Je serai le plus grand président en matière de création d’emplois que Dieu ait jamais créé», a-t-il déclaré entre des insultes ou des menaces visant la Chine, l’Arabie saoudite et le Mexique, entre autres. «Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes et ils apportent leurs problèmes avec eux», a-t-il déclaré dans sa tirade contre le Mexique. «Ils apportent de la drogue. Ils apportent de la criminalité. Ils sont des violeurs. Et certains d’entre eux sont de bonnes personnes, je suppose.» Né dans l’arrondissement de Queens il y a 69 ans, Donald Trump a évalué hier sa fortune personnelle à 8,7 milliards de dollars. «Je suis vraiment riche», a-t-il tenu à préciser. Il avait flirté avec une candidature à la présidence en 1988, 2000, 2004 et 2012. Son entrée dans la course à la Maison-Blanche porte à 12 le nombre de candidats qui briguent officiellement l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016. Et elle confirme aux yeux de certains Américains la nature clownesque de cette compétition engageant de nombreux candidats qui n’ont aucune chance de l’emporter. Mais il se trouve aussi des Américains qui prennent Donald Trump au sérieux. Rhoda Harris, une ex-employée de Wall Street, fait partie de ce groupe. «Il n’y a pas une chose qu’il ait dite avec laquelle je suis en désaccord», a déclaré cette citoyenne de Milburn, au New Jersey, après avoir entendu l’annonce du nouveau candidat. «Il a la sagesse, l’expertise et la chutzpah pour faire bouger les choses», a-t-elle ajouté en utilisant un mot yiddish pour «culot». Kevin Hale, un autre citoyen du New Jersey, ne s’offusque pas, de son côté, des propos les plus polémiques de Donald Trump.

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11-09-2015

Et l’écologie dans tout cela ?

Le pape François publie jeudi une encyclique entièrement consacrée à l’écologie, à six mois de la conférence climatique de Paris. Il appelle le monde à une prise de conscience pour les générations futures et à une meilleure répartition des richesses. Le pape François publie jeudi 18 juin une encyclique portant sur la protection de l’environnement. Même si ses prédécesseurs se sont déjà penchés sur la question, c’est la première fois qu’un pape y consacre une encyclique, un geste à fort, sur un sujet où on ne l’attendait pas. Le texte arrive de surcroît à un moment très opportun : à six mois de la conférence climatique de Paris. Le document de 192 pages est intitulé « Laudato Si » (Loué sois-tu), en référence aux Cantique des créatures, une prière que saint François d’Assise, dont le pape a choisi de porter le nom, avait consacrée à la nature. Ce saint, qui prônait le respect de la création divine, est d’ailleurs considéré comme le patron des écologistes. Sous embargo jusqu’à jeudi, l’écrit pontifical a été révélé en substance lundi par l’hebdomadaire italien « L’Espresso ». Le souverain pontife y met l’accent sur le risque de destruction d’écosystèmes entiers en l’absence d’une action urgente sur le climat. « Si la tendance actuelle se poursuit, ce siècle pourrait connaître des changements climatiques et des destructions d’écosystèmes sans précédent qui auront de graves conséquences pour nous tous », écrit le pape dans la version relayée par les médias. Le souverain pontife apporte une nouvelle fois son soutien aux scientifiques qui affirment que le réchauffement de la planète est principalement dû aux activités humaines. Fidèle à son habitude, le pape prend également le parti des plus pauvres, estimant ainsi que les pays développés ont une responsabilité particulière dans l’état de la pollution de la planète qui affectera surtout les personnes les plus démunies. « La consommation énorme dans certains pays riches a des répercussions dans certains des endroits les plus pauvres de la Terre », écrit ainsi le pape, qui appelle une nouvelle fois les pays riches à revoir leur mode de vie qui conduit au gaspillage. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’Église s’intéresse à l’écologie. « Les premiers à se pencher sur la question étaient les jésuites dans les années 1970, peu après le rapport du Club de Rome [un groupe de réflexion sur les méfaits de la croissance qui interroge les notions de développement durable et d’empreinte écologique]« , rappelle Odon Vallet, historien des religions, joint par France 24. Il souligne que le pape François est un jésuite, un ordre présent dans le monde entier et connu pour être à la pointe de la modernité. Paul VI, Jean Paul II et Benoit XVI ont déjà évoqué la question dans des écrits et inscrivent l’écologie dans la doctrine sociale de l’Église en interrogeant les rapports de l’homme à son environnement. « La domination accordée par le Créateur à l’homme n’est pas un pouvoir absolu, et l’on ne peut parler de liberté d’user et d’abuser ou de disposer des choses comme on l’entend », affirmait Jean Paul II en 1987. Benoit XVI a même fait installer des panneaux solaires sur le palais pontifical. Des prises de positions qui restent « minoritaires », selon Odon Vallet, et qui laissent toutefois entrevoir une certaine frilosité vis-à-vis de la question de la préservation de l’environnement, et ce pour plusieurs raisons. « Il y a toujours eu la crainte que l’écologie ne conduise à diviniser la nature, ou la terre qui dans le paganisme est une divinité nommé Gaïa, observe le vaticaniste. L’Église catholique appelle à respecter la nature, mais cette dernière est créée et non pas créatrice. »

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25-06-2015

Carpe diem

J’avoue avoir de sérieuses lacunes gastronomiques et culinaires, en ce qui concerne les produits de la mer. Si viandes rouges et volailles n’ont plus de secrets pour moi (ou presque, je ne suis pas Pierre Gagnaire), poissons et crustacés restent un mystère. Que je m’emploie, depuis quelques mois, à résoudre. La semaine dernière, j’ai même fait une découverte très intéressante lors d’un cours de cuisine qui leur était dédié : la carpe. Un mets que je n’avais jamais goûté, mais qui m’a beaucoup séduit, au point que j’ai eu envie de vous la présenter. La carpe est, comme je l’ai appris au cours de cet atelier, réputée pour son goût herbacé, presque boisé, mais en fait ce dernier dépend beaucoup de son habitat. Très prisée dans la cuisine d’Asie, d’Europe de l’Est et dans la cuisine juive, la carpe peut être cuite à la vapeur, rôtie ou pochée dans un bouillon assaisonné, mais c’est dans tous les cas un mets de fête. Elle est particulièrement appréciée en Pologne, où elle est traditionnellement servie rôtie lors du réveillon de Noël. Elle est aussi, paraît-il, excellente quand elle est cuite au bleu, c’est-à-dire juste après avoir été pêchée. Habituellement, on la fait alors mijoter dans du vin blanc avec des herbes ou dans de l’eau salée et vinaigrée. Attention, tout de même : les carpes qui vivent dans de l’eau vaseuse en gardent souvent le goût. Il est donc préférable de choisir celles qui sont élevées dans des viviers remplis de gravier. La carpe commune a un dos d’un bronze foncé, des flancs dorés et un ventre jaune. Son corps est recouvert d’écailles épaisses. Tous les membres de la famille de la carpe sont visqueux et doivent être rincés avant d’être écaillés. Il vaut mieux les laisser doucement tremper dans de l’eau. Les carpes sont originaires du Danube et d’Asie, mais de nombreuses variétés ont été introduites dans une grande quantité de pays, et on en trouve désormais un peu partout. Voilà pour cette revue culinaire du jour. Si vous êtes à la recherche d’une alternative aux traditionnels plats de fête, la carpe me semble être une solution intéressante. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez le lien : http://www.tematis.com/cours-cuisine-valence-meilleur-ouvrier-france.html

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25-06-2015

Google s’immisce dans les textos

Jusqu’à présent, vos conversations par textos sur votre smartphone sont entre vous et un ou plusieurs interlocuteurs. Bientôt, vous pourrez peut-être inviter Google à trancher un débat ou à venir vous donner une information capitale. Imaginons: votre interlocuteur vous assure que les pâtes à la carbonara se font avec de la crème fraîche. Alors que vous, bien sûr, vous savez que c’est faux. Pour le lui prouver et couper court à ces textos inutiles, vous dites: demandons à Google, et Google vous répond, dans cette même conversation. Quartz raconte que la firme de Mountain View vient de se voir accorder un nouveau brevet pour l’obtention de résultats de recherche directement dans votre conversation. «Le brevet requiert un logiciel qui pourrait être incorporé au programme de messages et qui permettrait aux utilisateurs d’envoyer une requête au moteur de recherche de Google en même temps qu’ils répondent à la personne à laquelle ils s’adressent.» Dans l’exemple fourni par Google et repris par Quartz, on voit deux personnes, Dude et Slammy échanger sur le lieu de naissance de Ronald Reagan. Slammy fait une requête «FIND EZ lieu de naissance de Ronald Reagan», et Google envoie une réponse par message aux deux personnes. De la même manière, Google pourrait vous donner le taux de change euro-dollar si vous prévoyez un voyage outre-Atlantique. Dans tous les cas, Google réagirait dès qu’un mot-clé («FIND EZ», «Superfinder» dans les exemples donnés par Quartz) est tapé dans la conversation. Pratique pour clore de longs débats ou un pari. Moins pratique pour votre vie privée, puisque, comme l’explique Quartz, vous auriez alors «un serviteur Google qui est toujours présent, écoute toutes vos conversations, dans l’attente du bon mot clé pour se mêler à la conversation».

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25-06-2015

Encore une réforme scolaire

Bien que cela soit de toute évidence un sport assez répandu en ce moment, il est quand même intellectuellement assez difficile de se prononcer sur la réforme du collège sans y enseigner – et n’écoutant que mon courage, je ne vais clairement pas m’y risquer. Cela dit, ça n’empêche pas d’être frappé par le décalage entre l’unanimisme sur la nécessité d’une réforme, et le fait que pas grand monde ne soit satisfait quand elle arrive. Même si c’est sans doute un peu le destin de toute réforme (faire des mécontents), il semble quand même qu’il se passe quelque chose au sujet du collège (parce qu’il s’agit de vos enfants, braves gens), de plus sensible (mention spéciale à la très fine et nuancée référence au « Massacre des innocents ») et en même temps de plus récurrent qu’ailleurs. En fait, on dirait même très précisément que personne n’est JAMAIS content dès qu’il s’agit de réformer les méthodes et les contenus de l’enseignement. Et qu’on est un peu condamnés à rester indéfiniment dans le registre de la déploration. Sans même aller jusqu’à Socrate, qui estimait déjà que l’apparition de l’écriture avait fait beaucoup de tort à l’apprentissage pour les jeunes générations (en affaiblissant leur mémoire) ; on peut tout de même noter que globalement, dans un sens ou dans l’autre, on voit mal au fil de l’histoire la réforme de l’enseignement qui aurait été bien accueillie. Puisque le débat sur cette réforme se cristallise assez largement autour des langues anciennes, on peut déjà symboliquement commencer par la très tardive réapparition du grec dans l’enseignement occidental, à la Renaissance (allant de pair avec l’hébreu), dans le sillage de l’humanisme. Ainsi Erasme s’enflamme-t-il en 1518, dans son « Art de la vraie théologie », pour appeler au renouveau de ces études : « En ce qui concerne la connaissance des Lettres, qui nous sert à mieux atteindre ce but [la connaissance de la Bible, qui est un peu le but de tout enseignement, ndr], sans discussion notre premier souci doit être d’apprendre à fond les trois langues, latine, grecque, hébraïque. Il est en effet évident que c’est dans celles-ci que toute l’écriture mystique a été transmise (…) Ne m’abandonne pas tout de suite ici, ami lecteur, rebuté par la difficulté du travail, comme si tu avais reçu un coup de massue. Pourvu que ne manquent ni précepteur, ni courage, il te faudra moins de travail pour apprendre ces trois langues, qu’il n’en faut aujourd’hui pour apprendre à balbutier la moitié d’une seule. »

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04-05-2015

Mon vol en Fouga Magister

Lundi dernier, j’ai satisfait un très vieux rêve : j’ai réalisé un vol en avion de chasse ! Ca s’est passé à l’aérodrome de Pontoise, où je me suis présenté aux alentours de 10 heures. Comme vous pouvez l’imaginer, j’étais assez impatient. J’avais mal dormi la veille à l’idée de cette journée. Quelques minutes après qu’un instructeur m’ait présenté l’appareil et les consignes de sécurité, j’ai enfilé ma combinaison de vol puis j’ai rejoint le tarmac et le Fouga Magister qui m’attendait. Cet appareil a beau ne plus être de première fraîcheur, il a été employé par l’armée française jusque dans le milieu des années 90. Je me suis installé à bord de l’appareil et harnaché au siège. Quelques check-lists plus tard, on quittait enfin le plancher des vaches. Dès les premières minutes de vol, j’ai avant tout été frappé par la puissance de l’avion : il conserve son assiette en dépit du vent. Toute la première partie du vol a été plutôt tranquille. Puis le pilote m’a demandé si j’étais prêt pour la phase de voltige. J’ai répondu que oui. Mais lorsque ça a commencé, je l’ai senti passer ! Le pilote a commencé par un huit brésilien. J’ai soudain pesé plusieurs fois mon poids. J’ai voulu lever les bras mais c’était dur, parce qu’ils pesaient soudain d’un poids inhabituel. Sitôt le huit terminé, le pilote m’a demandé si j’étais toujours partant pour aller plus loin. J’ai dû répondre avec un peu trop de confiance, car les figures se sont alors enchaînées et j’ai commencé à perdre le fil. Entre chaque série de figures, je tentais de retrouver mes points de repère mais ils changaient sans cesse, au point de me faire progressivement perdre le sens de l’orientation. Boucles, breaks, looping, passage sur le dos, tout y passait. Le pilote me demandait de loin en loin si j’étais toujours avec lui et je répondais chaque fois avec le sourire. Car en dépit de l’intensité des acrobaties qui allait crescendo, je me laissais progressivement aller. Bizarrement, c’est lorsque la partie acrobatique a été terminée que j’ai commencé à me sentir mal. Et juste avant l’atterrissage, j’ai fini par remplir le petit sac en papier kraft. Hormis ce petit désagrément, le vol était dans l’ensemble parfait. Si l’expérience vous tente ; suivez le lien : http://www.vol-avion-chasse.com/les-avions-de-chasse/vol-en-fouga-magister/

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04-05-2015

Capitalisme d’Etat

SNCF Logistics et Transdev, ces deux cas d’écoles permettent de s’interroger sur les justifications et les limites de la présence de l’Etat dans l’économie de marché Presque simultanément, deux entreprises du monde public, SNCF Logistics et Transdev, nous dévoilent leurs chiffres d’affaires et leurs performances : 8,8 milliards d’euros d’un côté, 6,6 de l’autre, soit au total 15,5 milliards d’euros d’activités en France et à l’étranger, y compris dans des territoires très lointains. On ne s’attardera pas ici sur les mérites ou les lacunes des dirigeants ni sur la qualité ou les insuffisances des chiffres présentés mais plus sur l’incongruité que représente la présence aussi massive du capitalisme d’Etat dans l’économie de marché, et en particulier dans le domaine des transports qui n’a à l’évidence rien de stratégique pour le pays. Regardons d’abord séparément ces deux cas exemplaires. En ce qui concerne ce qui se dénomme aujourd’hui SNCF Logistics, l’analyse est un peu compliquée car les chiffres officiels sont lacunaires et ne résultent que de définitions internes destinées à faire une présentation flatteuse. La vérité, pour autant qu’on puisse la cerner de l’extérieur, est que le ferroviaire ne représente qu’une part très minoritaire, voire marginale du chiffre d’affaires, sans doute de l’ordre de 10 %. Même une société comme STVA, dont le « core business » était le transport de voitures neuves par le rail, s’est tournée pour l’essentiel vers le marché des véhicules d’occasion acheminés par route. On est bien loin des promesses triomphantes des uns et des autres lors de la nationalisation de Geodis, voilà presque 10 ans. Tant le Ministre que le Président de la SNCF affirmaient que cet investissement était destiné à doper le multimodal et à développer des synergies commerciales et techniques entre le rail et la route. Le résultat est tout à l’inverse : le trafic ferroviaire de fret a été divisé par deux , et nous n’avons pas connaissance sur le marché qu’un quelconque client d’importance se soit laissé séduire par la réunion au sein d’une même entité d’un offre « wagon » er d’une offre routière .Même Novatrans , qui était le symbole de l’ambition multimodale, a vu la SNCF se retirer piteusement de son capital alors que si Geodis servait à quelque chose dans la politique des transports , elle aurait dû fertiliser Novatrans. Bref, on est là dans la supercherie, que le choix du nom « SNCF logistics » accentue encore : tout est fait pour laisser croire que le chemin de fer se déploie dans le monde entier, ce qui est vrai du point de vue capitaliste mais à l’inverse de la vérité sur le plan opérationnel. En l’occurrence , la SNCF se comporte comme une espèce de fonds d’investissement public et non comme un industriel car sa branche dite « logistics » est plus un transitaire scandinave et asiatique qu’un opérateur ferroviaire national .En résumé, cet ensemble est une simple accumulation de chiffres d’affaires , ce qui ne peut pas tenir lieu de stratégie de groupe et encore moins de politique multimodale. La question n’est pas de savoir si ces investissements sont rentables ou pas mais s’ils apportent quelque chose au métier qui justifie l’existence de l’établissement public et les aides qu’il reçoit. “Tant le Ministre que le Président de la SNCF affirmaient que cet investissement était destiné à doper le multimodal et à développer des synergies commerciales et techniques entre le rail et la route. Le résultat est tout à l’inverse ” eh bien, la seule réponse qu’on peut donner est que cette prolifération de la SNCF hors de sa raison d’être résulte non seulement de l’ambition de ses dirigeants mais aussi et peut-être surtout de la volonté d’occuper les plates-bandes voisines pour éviter que des concurrents viennent un jour troubler la quiétude du monopole national. Comme on le voit sur le transport de voyageurs où la SNCF s’empresse de créer une filiale routière dès que l’Etat envisage d’autoriser la création de lignes d’autocars à longue distance. Ce qui nous fournit une transition pour parler du deuxième cas : Transdev. Voilà une dépendance de la Caisse des Dépôts, organisme d’Etat s’il en est, créée il y a près de 30 ans pour faire du transport de voyageurs par route, activité traditionnellement dévolue au secteur privé .La seule justification qui en était donnée à l’origine était que ce métier concernait les collectivités locales, champ historique de l’intervention financière de la Caisse. Comme si les banquiers devaient devenir les fournisseurs de leurs clients ! Et aujourd’hui cet ensemble réalise 60 % de son activité hors de France, jusqu’à l’Australie et la Nouvelle Zélande ! Mais que fait l’Etat Français dans cette galère, même indirectement ? Qui peut justifier que le grand argentier public soit patron de chauffeurs d’autocars et qu’il exploite des lignes de tramway aux antipodes. Certes, la fierté nationale y trouve son compte, mais est-ce bien raisonnable ? Comme on le voit sur ces deux exemples, le capitalisme public est encore bien vivace et se nourrit de lui-même sous l’impulsion expansionniste de ses dirigeants. Le problème soulevé est d’abord politique et doctrinal : quelles doivent être les limites, et comment les définir, de la holding publique baptisée « agence des participations de l’Etat ? Il est ensuite organisationnel : comment l’Etat peut-il contenir l’expansionnisme forcené de ses barons, sachant que les contrôleurs n’aspirent qu’à une chose, prendre un jour la place des contrôlés ? Il est enfin financier : comment insuffler dans ce monde public les mêmes forces de rappel que dans le privé, c’est-à-dire la contrainte financière .Par exemple, la SNCF demande à l’Etat de l’aider à résorber la dette colossale reconstituée récemment sur elle-même et RFF ou de financer les travaux de sécurité du réseau. Comme cela se passerait dans n’importe quelle entité privée, quelqu’un aura-t-il l’intelligence et le courage d’exiger qu’elle fasse préalablement le ménage dans ses actifs non stratégiques ?

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04-05-2015

Le ratage de l’investissement

Petit jeu élyséen. Leçon numéro?1?: parler le “Taubira”. Dire “signal d’investissement” (mot de gauche) et pas “augmentation de la rentabilité du capital” (mot de la droite). Mission remplie à 100?% le 4?avril aux Forges de Trie-Château. Leçon numéro?2?: parler le “Aubry”. Dire “encourager l’acte d’investir” et pas “les profits font l’investissement de demain”. Aucune difficulté?: le mot “profit” est banni du langage gouvernemental. Leçon numéro?3?: surtout ne pas parler le “Gattaz”. Le président du Medef est certes reçu à l’Élysée, mais pas question de le raccompagner sur le perron en dénonçant dans son sillage “les contraintes pesant sur nos entreprises”.

Est-ce que tout cet entrelacs d’interdits, enfermé dans une correspondance étroite entre “politiquement” correct et “vocabulairement” correct, peut faire une bonne politique en faveur de l’investissement?? A priori non, tout ce réseau “contourné” entrave le déclic pour le choc de confiance en ne levant pas les freins psychologiques des entrepreneurs. Le story telling de gauche nuit gravement à l’efficacité de la stratégie gouvernementale de redressement économique, qualifiée de “libérale” par les opposants de l’intérieur. “Maintien du cap”, explique d’ailleurs frileusement l’exécutif, comme pour s’excuser de persévérer.

“Est-ce que tout cet entrelacs d’interdits, enfermé dans une correspondance étroite entre “politiquement” correct et “vocabulairement” correct, peut faire une bonne politique en faveur de l’investissement??”

À la veille du congrès de juin du parti socialiste, il semble plus important pour le sommet de l’État de ne point heurter des frondeurs hostiles à tout “cadeau” aux entreprises, que de délivrer un message clair, et massif, sur l’aide à l’investissement. Il y a pourtant urgence?: après six années de crise, l’outil de production est vieilli et usé. Il y a d’autant plus urgence que sans coup de fouet sur l’équipement productif, la reprise ne débouchera pas sur une croissance durable. Hors embellie, le potentiel plafonne à moins de 1?% (estimation Natixis).

Actuellement, l’investissement des entreprises françaises est quasiment de 10?% inférieur à son niveau d’avant-crise de 2007. Le recul de la profitabilité et des perspectives de demande faible expliquent cette panne persistante de sept ans. Malgré un solide tonus attendu cette année pour la croissance, l’Insee ne prévoit qu’une “stabilité” sur le front de l’investissement. C’est un paradoxe et un danger. L’OCDE partage cette analyse d’une reprise sans investissement. Il reste “atone”, observe l’OCDE.

Attention toutefois, le berceau se remplit de beaucoup de conditions favorables. De fait, le taux de marge des sociétés non financières est en train de se redresser très nettement, et devrait atteindre 31,3?% au deuxième trimestre. “C’est encore un peu en dessous de la moyenne d’avant-crise, à 32,7?% sur la période 1988-2007”, souligne l’Insee dans sa Note de conjoncture. Ce n’est pas si mal?! Selon l’Insee, c’est dû à la conjonction de trois facteurs?: la montée en charge du CICE, la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité, et la poursuite de l’amélioration des termes de l’échange. Les deux premiers sont les témoins de la politique de l’offre engagée depuis le 14?janvier 2014 par François Hollande. Qui prétend que ça ne marche pas?? Le troisième élément découle directement de la baisse de 50?% du prix du baril de pétrole et de la dépréciation de l’euro face au dollar.

“D’aucuns mettent en doute la manœuvre en se demandant ce que font les banques de l’argent donné à 0?% d’intérêt”

Ce n’est pas tout. Jamais les conditions de financement n’ont été aussi détendues. Merci à la BCE (Banque centrale européenne) qui inonde de liquidité les banques pour qu’elles se tournent massivement vers le crédit aux entreprises. D’aucuns mettent en doute la manœuvre en se demandant ce que font les banques de l’argent donné à 0?% d’intérêt… Les faits trancheront. En attendant, les taux d’intérêt réels sont calés sur le mode diminution.

Pourquoi alors cette timidité face à la décision d’investir?? L’Insee considère que le faible taux d’utilisation des capacités de production – à 80,4?% contre une moyenne de longue période de 84,6?% – limite la capacité de rebond de l’investissement. Il est possible de répondre à un gonflement des achats avec le matériel existant. Les praticiens ajouteront toute une série de raisons plus subjectives mais bien réelles. De l’intensité fiscale à l’instabilité juridique et normative, en passant par l’état d’esprit pas vraiment jugé “business friendly”.

Dans un tel nœud de contraintes, le plan gouvernemental aura du mal à inverser la courbe de l’investissement. François Hollande aura en tout cas minutieusement préparé le terrain pour le séminaire gouvernemental du 8?avril consacré à la relance de l’équipement productif. Le déminage est tous azimuts. Un accord in extremis sur l’augmentation des péages autoroutiers va déclencher 3,5?milliards d’euros de travaux publics – malgré la résistance de Ségolène Royal… La BPI (Banque publique d’investissement) verra son enveloppe de prêts passer à 8?milliards d’euros. Mais les utilisateurs des crédits BPI ont toujours à fournir de solides garanties, au besoin sur leurs biens propres. Un fonds d’un demi-milliard d’euros sera apporteur de fonds propres.

Publié par renardvoyageur dans Non classé | Commentaires fermés

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