02-06-2021

Des débris frappent la station spatiale

L’inévitable s’est produit. Un débris spatial trop petit pour être suivi a heurté et endommagé une partie de la Station spatiale internationale, à savoir le bras robotique Canadarm2.

L’instrument est toujours opérationnel, mais l’objet a percé la couverture thermique et endommagé la flèche en dessous. C’est un rappel qui donne à réfléchir que le problème des déchets spatiaux de l’orbite terrestre basse est une bombe à retardement.

De toute évidence, les agences spatiales du monde entier sont conscientes du problème des débris spatiaux. Plus de 23 000 pièces sont suivies en orbite terrestre basse pour aider les satellites et l’ISS à éviter les collisions, mais elles ont toutes la taille d’une balle molle ou plus.

Tout ce qui est en dessous de cette taille est trop petit pour être suivi, mais voyager à des vitesses orbitales peut encore causer des dommages importants, y compris percer des plaques métalliques.

Un trou d’impact laissé dans l’antenne du télescope spatial Hubble en 1997. (NASA)

Canadarm2 – anciennement connu sous le nom de système de télémanipulation de la station spatiale (SSRMS), conçu par l’Agence spatiale canadienne – fait partie de la station spatiale depuis 20 ans. Il s’agit d’un bras robotique en titane à plusieurs articulations qui peut aider à manœuvrer des objets à l’extérieur de l’ISS, y compris des navettes de fret, et à effectuer la maintenance de la station.

On ne sait pas exactement quand l’impact s’est produit. Les dégâts ont été constatés pour la première fois le 12 mai, lors d’une inspection de routine. La NASA et l’ASC ont collaboré pour prendre des images détaillées et évaluer les dommages.

« Malgré l’impact, les résultats de l’analyse en cours indiquent que les performances du bras restent inchangées », a écrit le CSA dans un article de blog. « Les dommages sont limités à une petite section de la flèche du bras et de la couverture thermique. Le Canadarm2 poursuit ses opérations prévues.

Bien que l’ISS semble avoir eu de la chance cette fois, le problème des débris spatiaux semble augmenter. L’année dernière, l’ISS a dû effectuer trois manœuvres d’urgence afin d’éviter les collisions avec des débris spatiaux à son altitude d’environ 400 kilomètres (250 miles).

Depuis le lancement de Spoutnik 1 en 1957, les débris spatiaux s’accumulent. Selon un rapport de l’Agence spatiale européenne, environ 130 millions de fragments de matière anthropique de moins d’un millimètre sont actuellement en orbite autour de la Terre. Cette estimation n’inclut pas la poussière naturelle de l’espace.

« Pour continuer à bénéficier de la science, de la technologie et des données qu’apportent les opérations dans l’espace, il est vital que nous obtenions une meilleure conformité avec les directives existantes de réduction des débris spatiaux dans la conception et les opérations des engins spatiaux », a déclaré l’année dernière Tim Florer, chef du bureau des débris spatiaux de l’ESA .

« On ne le soulignera jamais assez – c’est essentiel pour l’utilisation durable de l’espace. »

Les opérations de robotique sur l’ISS à l’aide du Canadarm2 se poursuivront comme prévu dans un proche avenir, a déclaré l’ASC. Mais les deux agences spatiales continueront de collecter des données afin d’effectuer une analyse de l’événement, à la fois pour comprendre comment il s’est produit et pour évaluer les risques futurs.

Publié par renardvoyageur dans Non classé | RSS 2.0

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