05-04-2018

Les travailleurs migrants au Népal

L’année dernière, le gouvernement du Népal n’a rien fait pour protéger efficacement les travailleurs migrants et mettre fin à la culture de l’impunité qui entoure les pratiques d’embauche illégales et criminelles. Ils ont systématiquement été victimes d’agissements illégaux et criminels de la part d’entreprises et d’agents de recrutement. Des recruteurs leur ont régulièrement fait payer des frais illégaux et excessifs, les ont trompés à propos de leurs conditions de travail à l’étranger et ont obtenu par la manipulation leur consentement à travailler à l’étranger en les accablant de dettes à leur embauche. Certains recruteurs ont été directement impliqués dans un trafic de main-d’oeuvre, une infraction punie par la Loi népalaise relative au contrôle de la traite et du transport des êtres humains. Les migrants bloqués dans des situations où ils étaient forcés de travailler avaient le plus grand mal à obtenir le soutien des ambassades népalaises lorsqu’ils souhaitaient regagner leur pays. Il était rare que les recruteurs proposent une assistance de rapatriement aux travailleurs qui rencontraient des difficultés à l’étranger, malgré leurs obligations aux termes de la Loi relative à l’emploi à l’étranger. Les autorités n’ont pas mené d’enquête (notamment par le biais d’autopsies) concernant le grand nombre de travailleurs migrants décédés alors qu’ils travaillaient à l’étranger. Aucun progrès n’a été réalisé dans la mise en place de la politique de « visa gratuit, billet gratuit » du gouvernement, qui avait pour but de réduire les frais d’embauche perçus par les agences de recrutement. À plusieurs reprises, le gouvernement s’est publiquement engagé à réduire les coûts de migration pour les travailleurs et à les protéger contre la contraction de dettes. Il a pourtant alourdi le fardeau qui pesait sur les migrants en augmentant les frais précédant le départ. En juillet, le Bureau chargé de promouvoir l’emploi à l’étranger a augmenté la somme que devaient verser les travailleurs migrants pour alimenter le fonds de prévoyance géré par le gouvernement. Moins de 100 agences de recrutement ont été condamnées à des amendes ou poursuivies devant le Tribunal chargé de l’emploi à l’étranger pour avoir enfreint la législation népalaise encadrant l’emploi à l’étranger, alors que plus de 8 000 travailleurs migrants ont porté plainte contre des agents de recrutement. La Loi de 2007 relative à l’emploi à l’étranger dispose que les victimes doivent déposer plainte auprès du Département de l’emploi à l’étranger et empêche la police d’enquêter activement sur les entreprises de recrutement qui enfreignent le droit pénal népalais. Ces entreprises ont continué à user de leur influence politique pour empêcher les enquêtes, les poursuites et les réparations liées à l’exploitation de migrants et aux atteintes répétées à leurs droits.

Publié par renardvoyageur dans Non classé | RSS 2.0

Le dicton du jour |
h e r |
Life-is-maybe-unfair |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le renard vert
| Sharpay10
| Moidu38120