07-02-2018

Retrouvailles à Strasbourg

Cette semaine, je me suis rendu dans le Bas-Rhin pour une expérience unique et inoubliable : un vol en hélicoptère dans les environs de Strasbourg, qui m’a permis de redécouvrir la ville et son paysage sous un nouveau jour. Mais ce fut surtout l’occasion pour moi de retrouver la cathédrale de Strasbourg, en face de laquelle j’ai vécu durant deux ans dans le cadre de mes études. Pour ceux qui n’ont jamais visité Strasbourg, il semble difficile d’expliquer à quel point cet édifice marque à ce point. Lorsque j’habitais là-bas, je l’avais évidemment en permanence sous les yeux, dès que je m’accoudais à la fenêtre pour fumer. Il était temps que je consacre un billet à celle qui m’a accompagnée durant mes révisions et mes années d’étude. Sa flèche, dressée si haut qu’elle se voit tout alentour, attire irrésistiblement le visiteur. Mais ce n’est qu’en arrivant rue Mercière qu’on la découvre enfin. Un joyau emplit soudain l’espace restreint qui lui est accordé. Comment vous décrire une telle splendeur ? Il a fallu trois siècles pour bâtir cette merveille. Imaginez vous en approcher. Et plus vous vous en approchez et plus la tête vous tourne. L’unique tour, qui culmine à 142 mètres, fit de cette cathédrale de Strasbourg, et ce jusqu’au XIXe siècle, le lieu le plus haut de la chrétienté ! Toute de grès rose, la gigantesque façade avec ses fines colonnes, sa rosace immense et ses voussures au prodigieux décor en fait un chef-d’oeuvre d’élégance, une piece d’orfèvrerie somptueuse. Des centaines de statues, aux expressions touchantes ou effrayantes, sont sculptées avec un réalisme ne manquant ni d’humour et encore moins de grâce, et racontent bien des histoires. Sur le portail central se lit la Passion du Christ dans un foisonnement qui participe de sa magnificence. Et comme dirait la stupide pub de SFR : «c’est pas fini !». Car le gothique flamboyant de l’extérieur se retrouve à l’intérieur. La nef à trois étages est illuminée par des vitraux, ensemble monumental dont la richesse des thèmes et des couleurs abasourdit… avant de ravir lorsqu’on commence à s’attarder sur l’un d’eux. Il y a tant de choses à voir. Le pilier des Anges, par exemple. Pilier central qui, par sa position, devrait être massif et qui se fait leçon d’apesanteur. Le Christ, des anges et les apôtres sont délicatement posés dessus pour évoquer le Jugement dernier. On craint qu’un souffle brise l’extraordinaire dentelle de pierre qui s’élève dans les airs; c’est une chaire du XVe siècle dont l’apparente fragilité donne une âme à la multitude de statues qui 1′ornent. L’émotion s’accentue lorsqu’en levant la tête vous apercevez l’orgue en « nid d’hirondel1e » accroché à la nef, son buffet polychrome en fait un des plus beaux d’Alsace. Lorsque vous en êtes là de votre visite, vous avez oublié le temps qui passe. Mais l’horloge astronomique vous le rappelle heureusement. Chef-d’oeuvre de la Renaissance, elle conjugue les mathématiques et les arts dans une perfection où se mêlent complexité, précision et beauté. Des personnages défilent au rythme de la course du soleil, de la lune, des signes du zodiaque, des planètes et sonnent les heures. C’est un spectaculaire mécanique qui, tous les jours à 12h30, fait le jeu du temps de la vie terrestre. Êt si vous êtes décidément insensible aux charmes de la belle, il reste toujours le marché de Noël qui vient de s’installer. Le vin chaud que j’y ai pris m’a, lui aussi, rappelé de nombreux souvenirs de mes années estudiantines ! Cette expérience de vol en hélicoptère m’a par ailleurs bien plu, et il se pourrait même que je recommence un jour. J’ai découvert que cette activité était praticable un peu partout en France. Encore plus d’information sur ce de vol en hélicoptère à Strasbourg en surfant sur le site web de l’organisateur.

Publié par renardvoyageur dans Non classé | RSS 2.0

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