21-01-2016

Du logement « raisonnable »

Nos gouvernants vient de réfléchir au logement « abordable », un concept encore flou qui mérite d’être approfondi. Nombreuses sont les situations de vie (déménagement, parent isolé cherchant à se rapprocher de ses enfants, accueil d’une jeune fille au pair, location d’appoint etc.) qui invitent à poser la question de l’adaptabilité du logement. Parallèlement, le gouvernement est actuellement en train de définir par ordonnance la catégorie de logement « intermédiaire ». Au croisement de ces deux préoccupations, les politiques sur les appartements accessoires (logement indépendant construit à l’intérieur ou à l’extérieur d’une maison individuelle) en Amérique du Nord pourraient être analysées de façon à dégager rapidement des pistes opérationnelles pour le cas français pour le développement à plus grande échelle de ce type de dispositifs : ils fournissent un élément d’adaptabilité des logements en milieu périurbain et rural et sont vus comme un dispositif d’habitat inter générationnel, permettant à des personnes âgées de « vieillir sur place » et comme contribuant à la production de logements dits « abordables ». L’exemple américain : accessory apartment policies ou produire du logement abordable dans le parc privé. En Amérique du Nord, les appartements accessoires, fréquemment désignés par le terme générique accessory dwelling unit (unité de logement accessoire), sont étudiés en tant que forme de logement particulièrement adaptée aux transformations actuelles des suburbs. Les politiques locales sur les appartements accessoires reposent plus précisément sur la possibilité de créer une «seconde unité» (secondary unit) dans toutes les maisons individuelles dites «détachées» (detached single-family houses) de certaines municipalités subrubaines. Cette unité est entendue comme un logement autonome, séparé du logement principal et possédant une cuisine et une salle de bains propres, ainsi qu’une entrée indépendante de l’entrée principale. Ce nouveau logement peut être situé dans la construction principale, à l’étage ou en sous-sol, au-dessus d’un garage attenant, ou encore dans un bâtiment supplémentaire édifié sur le même terrain. L’objectif est non seulement d’offrir de nouveaux logements locatifs à loyers modérés, tout en garantissant un revenu supplémentaire au propriétaire occupant, mais aussi de contribuer à une utilisation optimale des infrastructures et des réseaux existants, tout en augmentant la densité résidentielle de quartiers dont la population diminue et/ou vieillit. En Ontario, au Canada, en raison de leur qualité généralement inférieure aux autres types de logement, les appartements accessoires sont considérés par le gouvernement provincial comme des logements «abordables12» (sachant que la catégorie de logement « abordable » inclut les logements sociaux subventionnés, mais aussi des logements du marché privé), c’est-à-dire des logements présumés accessibles aux ménages à faibles revenus. Les situations donnant lieu à la location d’un appartement accessoire sont variées: personnes âgées louant une partie de leur maison à un étudiant en échange de services à la personne; parents offrant à leurs enfants un logement autonome; ménages ayant des difficultés à rembourser un prêt immobilier louant un appartement à un autre ménage modeste, etc. Pour en savoir plus: http://www.organisation-de-seminaire.fr

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Publié par renardvoyageur dans Non classé | RSS 2.0

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