Archives pour septembre 2015

11-09-2015

Adieu publicité, bonjour contenu

Le mois dernier, j’ai assisté à un congrès à Cannes. Un orateur a parlé d’une métamorphose à l’oeuvre dans la communication des marques : l’avènement du brand content. Les marques ont toujours essayé de rendre leurs communications attrayantes, et elles se sont toujours efforcées de produire un discours impactant pour percer au milieu d’un paysage surchargé de pub. Mais si la chose est encore vraie aujourd’hui, un nouveau challenge s’est ajouté : les marques ne se disputent plus seulement entre elles, mais aussi avec les auteurs de contenus. Il ne leur suffit plus de sortir du lot : elles doivent dans ce nouvel exercice privilégier les intérêts du spectateur avant les leurs ! Dans ce nouveau domaine, elles doivent imaginer la communication comme un objet apte à procurer une touche positive. Toutes les marques n’excellent pas dans le domaine (et c’est peu de le dire). Cette révolution dans la façon de penser exige en effet que la marque se décentre et envisage la relation commerciale sous un nouvel angle. Le défi est de taille. Les attentes pour les communications de marque sont de plusieurs ordres. Lorsqu’on dit de la communication qu’elle devient un objet doté d’une plus-value, cette valeur peut en fait venir de trois grandes directions : le contenu est mis en valeur pour son caractère plaisant ou ludique ; le contenu est développé du fait qu’il rend service ; le contenu est proposé parce qu’il apprend des choses. Evidemment, un contenu peut être l’un et l’autre ; un contenu utile tel que des modes d’emploi peut être également ludique, tout dépend de la manière dont il est présenté. Le point me semble important à souligner, car un des intervenants a fortement insisté sur le capital émotionnel associé aux contenus ludiques, capables de susciter une grande différence d’affect en comparaison des autres contenus. Apprendre quelque chose grâce à une marque peut évidemment attiser une émotion cognitive, mais qui n’offre pas le niveau d’implication des contenus ludiques les plus réussis. C’est toute l’histoire d’Abel et de Caïn qui se rejoue ici. L’un est plus attrayant et aura toujours plus de faveurs auprès du public. Ce congrès à Cannes était assez révélateur de la révolution en cours dans l’univers des marques. Et le fait que mon responsable m’y ait envoyé est tout aussi symptomatique, je pense. Ne reste plus qu’à déterminer la capacité des marques à proposer des contenus de qualité, capable de concurrencer les contenus en place. Le challenge est encore une fois de taille, surtout dans le cas du divertissement. Je vous laisse le lien si vous souhaitez vous inscrire au prochain colloque : http://www.agenceincentive.com/destinations/incentive-france/incentive-a-cannes/

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11-09-2015

Donald Trump va tout péter

Le groupe État islamique et les aspirants républicains à la Maison-Blanche n’ont qu’à bien se tenir. Promettant de vaincre les uns et les autres, Donald Trump a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 dans une atmosphère digne du cirque Barnum&Bailey. Notre journaliste y était. Approchez, Mesdames et Messieurs… La musique était forte. Très forte. Tellement forte que les gens devaient crier pour s’entendre dans l’atrium de la Trump Tower, où résonnaient les voix amplifiées de chanteurs disparates, de Luciano Pavarotti à Barbra Streisand en passant par Mick Jagger. Les VIP, reconnaissables au carton qui leur pendait autour du cou, se saluaient à qui mieux mieux au rez-de-chaussée de la tour clinquante. Certains portaient des habits lustrés qui n’auraient pas juré dans le film Goodfellas. Les gens ordinaires, entassés derrière des cordons en velours, brandissaient des affiches qui leur avaient été remises à la porte d’entrée avec des t-shirts sur lesquels on pouvait lire le nom du propriétaire des lieux et un slogan patriotique («Rendre à l’Amérique sa grandeur»). Puis, un peu après 11h, la voix de Neil Young s’est élevée dans l’atrium, entonnant Rockin’ in the Free World. Et Donald Trump a fait son apparition sous les cris et les applaudissements des gens ordinaires et des VIP. Précédé de sa femme, il a emprunté un escalier roulant pour descendre à l’étage inférieur, où l’attendaient une centaine de journalistes, dont le représentant d’Inside Edition, une émission télévisée qui préfère habituellement le potinage à la politique. La suite n’est plus un mystère. Le magnat de l’immobilier et star de la téléréalité a fait irruption dans la course à la Maison-Blanche de 2016, multipliant les vantardises, les propos incendiaires et les attaques contre ses rivaux républicains et les membres de l’administration démocrate. «Je serai le plus grand président en matière de création d’emplois que Dieu ait jamais créé», a-t-il déclaré entre des insultes ou des menaces visant la Chine, l’Arabie saoudite et le Mexique, entre autres. «Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes et ils apportent leurs problèmes avec eux», a-t-il déclaré dans sa tirade contre le Mexique. «Ils apportent de la drogue. Ils apportent de la criminalité. Ils sont des violeurs. Et certains d’entre eux sont de bonnes personnes, je suppose.» Né dans l’arrondissement de Queens il y a 69 ans, Donald Trump a évalué hier sa fortune personnelle à 8,7 milliards de dollars. «Je suis vraiment riche», a-t-il tenu à préciser. Il avait flirté avec une candidature à la présidence en 1988, 2000, 2004 et 2012. Son entrée dans la course à la Maison-Blanche porte à 12 le nombre de candidats qui briguent officiellement l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016. Et elle confirme aux yeux de certains Américains la nature clownesque de cette compétition engageant de nombreux candidats qui n’ont aucune chance de l’emporter. Mais il se trouve aussi des Américains qui prennent Donald Trump au sérieux. Rhoda Harris, une ex-employée de Wall Street, fait partie de ce groupe. «Il n’y a pas une chose qu’il ait dite avec laquelle je suis en désaccord», a déclaré cette citoyenne de Milburn, au New Jersey, après avoir entendu l’annonce du nouveau candidat. «Il a la sagesse, l’expertise et la chutzpah pour faire bouger les choses», a-t-elle ajouté en utilisant un mot yiddish pour «culot». Kevin Hale, un autre citoyen du New Jersey, ne s’offusque pas, de son côté, des propos les plus polémiques de Donald Trump.

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11-09-2015

Et l’écologie dans tout cela ?

Le pape François publie jeudi une encyclique entièrement consacrée à l’écologie, à six mois de la conférence climatique de Paris. Il appelle le monde à une prise de conscience pour les générations futures et à une meilleure répartition des richesses. Le pape François publie jeudi 18 juin une encyclique portant sur la protection de l’environnement. Même si ses prédécesseurs se sont déjà penchés sur la question, c’est la première fois qu’un pape y consacre une encyclique, un geste à fort, sur un sujet où on ne l’attendait pas. Le texte arrive de surcroît à un moment très opportun : à six mois de la conférence climatique de Paris. Le document de 192 pages est intitulé « Laudato Si » (Loué sois-tu), en référence aux Cantique des créatures, une prière que saint François d’Assise, dont le pape a choisi de porter le nom, avait consacrée à la nature. Ce saint, qui prônait le respect de la création divine, est d’ailleurs considéré comme le patron des écologistes. Sous embargo jusqu’à jeudi, l’écrit pontifical a été révélé en substance lundi par l’hebdomadaire italien « L’Espresso ». Le souverain pontife y met l’accent sur le risque de destruction d’écosystèmes entiers en l’absence d’une action urgente sur le climat. « Si la tendance actuelle se poursuit, ce siècle pourrait connaître des changements climatiques et des destructions d’écosystèmes sans précédent qui auront de graves conséquences pour nous tous », écrit le pape dans la version relayée par les médias. Le souverain pontife apporte une nouvelle fois son soutien aux scientifiques qui affirment que le réchauffement de la planète est principalement dû aux activités humaines. Fidèle à son habitude, le pape prend également le parti des plus pauvres, estimant ainsi que les pays développés ont une responsabilité particulière dans l’état de la pollution de la planète qui affectera surtout les personnes les plus démunies. « La consommation énorme dans certains pays riches a des répercussions dans certains des endroits les plus pauvres de la Terre », écrit ainsi le pape, qui appelle une nouvelle fois les pays riches à revoir leur mode de vie qui conduit au gaspillage. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’Église s’intéresse à l’écologie. « Les premiers à se pencher sur la question étaient les jésuites dans les années 1970, peu après le rapport du Club de Rome [un groupe de réflexion sur les méfaits de la croissance qui interroge les notions de développement durable et d’empreinte écologique]« , rappelle Odon Vallet, historien des religions, joint par France 24. Il souligne que le pape François est un jésuite, un ordre présent dans le monde entier et connu pour être à la pointe de la modernité. Paul VI, Jean Paul II et Benoit XVI ont déjà évoqué la question dans des écrits et inscrivent l’écologie dans la doctrine sociale de l’Église en interrogeant les rapports de l’homme à son environnement. « La domination accordée par le Créateur à l’homme n’est pas un pouvoir absolu, et l’on ne peut parler de liberté d’user et d’abuser ou de disposer des choses comme on l’entend », affirmait Jean Paul II en 1987. Benoit XVI a même fait installer des panneaux solaires sur le palais pontifical. Des prises de positions qui restent « minoritaires », selon Odon Vallet, et qui laissent toutefois entrevoir une certaine frilosité vis-à-vis de la question de la préservation de l’environnement, et ce pour plusieurs raisons. « Il y a toujours eu la crainte que l’écologie ne conduise à diviniser la nature, ou la terre qui dans le paganisme est une divinité nommé Gaïa, observe le vaticaniste. L’Église catholique appelle à respecter la nature, mais cette dernière est créée et non pas créatrice. »

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