Archives pour juin 2015

25-06-2015

Carpe diem

J’avoue avoir de sérieuses lacunes gastronomiques et culinaires, en ce qui concerne les produits de la mer. Si viandes rouges et volailles n’ont plus de secrets pour moi (ou presque, je ne suis pas Pierre Gagnaire), poissons et crustacés restent un mystère. Que je m’emploie, depuis quelques mois, à résoudre. La semaine dernière, j’ai même fait une découverte très intéressante lors d’un cours de cuisine qui leur était dédié : la carpe. Un mets que je n’avais jamais goûté, mais qui m’a beaucoup séduit, au point que j’ai eu envie de vous la présenter. La carpe est, comme je l’ai appris au cours de cet atelier, réputée pour son goût herbacé, presque boisé, mais en fait ce dernier dépend beaucoup de son habitat. Très prisée dans la cuisine d’Asie, d’Europe de l’Est et dans la cuisine juive, la carpe peut être cuite à la vapeur, rôtie ou pochée dans un bouillon assaisonné, mais c’est dans tous les cas un mets de fête. Elle est particulièrement appréciée en Pologne, où elle est traditionnellement servie rôtie lors du réveillon de Noël. Elle est aussi, paraît-il, excellente quand elle est cuite au bleu, c’est-à-dire juste après avoir été pêchée. Habituellement, on la fait alors mijoter dans du vin blanc avec des herbes ou dans de l’eau salée et vinaigrée. Attention, tout de même : les carpes qui vivent dans de l’eau vaseuse en gardent souvent le goût. Il est donc préférable de choisir celles qui sont élevées dans des viviers remplis de gravier. La carpe commune a un dos d’un bronze foncé, des flancs dorés et un ventre jaune. Son corps est recouvert d’écailles épaisses. Tous les membres de la famille de la carpe sont visqueux et doivent être rincés avant d’être écaillés. Il vaut mieux les laisser doucement tremper dans de l’eau. Les carpes sont originaires du Danube et d’Asie, mais de nombreuses variétés ont été introduites dans une grande quantité de pays, et on en trouve désormais un peu partout. Voilà pour cette revue culinaire du jour. Si vous êtes à la recherche d’une alternative aux traditionnels plats de fête, la carpe me semble être une solution intéressante. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez le lien : http://www.tematis.com/cours-cuisine-valence-meilleur-ouvrier-france.html

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25-06-2015

Google s’immisce dans les textos

Jusqu’à présent, vos conversations par textos sur votre smartphone sont entre vous et un ou plusieurs interlocuteurs. Bientôt, vous pourrez peut-être inviter Google à trancher un débat ou à venir vous donner une information capitale. Imaginons: votre interlocuteur vous assure que les pâtes à la carbonara se font avec de la crème fraîche. Alors que vous, bien sûr, vous savez que c’est faux. Pour le lui prouver et couper court à ces textos inutiles, vous dites: demandons à Google, et Google vous répond, dans cette même conversation. Quartz raconte que la firme de Mountain View vient de se voir accorder un nouveau brevet pour l’obtention de résultats de recherche directement dans votre conversation. «Le brevet requiert un logiciel qui pourrait être incorporé au programme de messages et qui permettrait aux utilisateurs d’envoyer une requête au moteur de recherche de Google en même temps qu’ils répondent à la personne à laquelle ils s’adressent.» Dans l’exemple fourni par Google et repris par Quartz, on voit deux personnes, Dude et Slammy échanger sur le lieu de naissance de Ronald Reagan. Slammy fait une requête «FIND EZ lieu de naissance de Ronald Reagan», et Google envoie une réponse par message aux deux personnes. De la même manière, Google pourrait vous donner le taux de change euro-dollar si vous prévoyez un voyage outre-Atlantique. Dans tous les cas, Google réagirait dès qu’un mot-clé («FIND EZ», «Superfinder» dans les exemples donnés par Quartz) est tapé dans la conversation. Pratique pour clore de longs débats ou un pari. Moins pratique pour votre vie privée, puisque, comme l’explique Quartz, vous auriez alors «un serviteur Google qui est toujours présent, écoute toutes vos conversations, dans l’attente du bon mot clé pour se mêler à la conversation».

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25-06-2015

Encore une réforme scolaire

Bien que cela soit de toute évidence un sport assez répandu en ce moment, il est quand même intellectuellement assez difficile de se prononcer sur la réforme du collège sans y enseigner – et n’écoutant que mon courage, je ne vais clairement pas m’y risquer. Cela dit, ça n’empêche pas d’être frappé par le décalage entre l’unanimisme sur la nécessité d’une réforme, et le fait que pas grand monde ne soit satisfait quand elle arrive. Même si c’est sans doute un peu le destin de toute réforme (faire des mécontents), il semble quand même qu’il se passe quelque chose au sujet du collège (parce qu’il s’agit de vos enfants, braves gens), de plus sensible (mention spéciale à la très fine et nuancée référence au « Massacre des innocents ») et en même temps de plus récurrent qu’ailleurs. En fait, on dirait même très précisément que personne n’est JAMAIS content dès qu’il s’agit de réformer les méthodes et les contenus de l’enseignement. Et qu’on est un peu condamnés à rester indéfiniment dans le registre de la déploration. Sans même aller jusqu’à Socrate, qui estimait déjà que l’apparition de l’écriture avait fait beaucoup de tort à l’apprentissage pour les jeunes générations (en affaiblissant leur mémoire) ; on peut tout de même noter que globalement, dans un sens ou dans l’autre, on voit mal au fil de l’histoire la réforme de l’enseignement qui aurait été bien accueillie. Puisque le débat sur cette réforme se cristallise assez largement autour des langues anciennes, on peut déjà symboliquement commencer par la très tardive réapparition du grec dans l’enseignement occidental, à la Renaissance (allant de pair avec l’hébreu), dans le sillage de l’humanisme. Ainsi Erasme s’enflamme-t-il en 1518, dans son « Art de la vraie théologie », pour appeler au renouveau de ces études : « En ce qui concerne la connaissance des Lettres, qui nous sert à mieux atteindre ce but [la connaissance de la Bible, qui est un peu le but de tout enseignement, ndr], sans discussion notre premier souci doit être d’apprendre à fond les trois langues, latine, grecque, hébraïque. Il est en effet évident que c’est dans celles-ci que toute l’écriture mystique a été transmise (…) Ne m’abandonne pas tout de suite ici, ami lecteur, rebuté par la difficulté du travail, comme si tu avais reçu un coup de massue. Pourvu que ne manquent ni précepteur, ni courage, il te faudra moins de travail pour apprendre ces trois langues, qu’il n’en faut aujourd’hui pour apprendre à balbutier la moitié d’une seule. »

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