Archives pour mars 2015

19-03-2015

Indispensable croissance

Vendredi dernier, j’ai eu l’opportunité d’assister à un séminaire à Marseille portant sur la croissance. La conférence la plus intéressante expliquait pourquoi cette croissance est un besoin fondamental pour notre société. Depuis le dix-neuvième siècle, le niveau de vie s’est accru de façon considérable – en particulier dans le monde occidental. Quelques-uns remettent donc aujourd’hui en cause l’idée que nous ayons encore besoin de relancer la croissance. C’est qu’ils mélangent en réalité la « croissance économique » et le consumérisme, qu’ils l’associent au problème des inégalités, de la pollution environnementale, etc. Il y a là une erreur de lecture de l’histoire. C’est la croissance qui nous permet de travailler bien moins longtemps que par le passé. C’est aussi la croissance qui a permis que la mortalité infantile n’ait encore jamais à ce point baissé, qu’une sécurité sociale a été développée, que la redistribution est rendue possible grâce à l’imposition. La croissance pour la croissance ne constitue pas une finalité : elle rend plutôt d’autres choses possibles. Elle n’est donc finalement qu’un levier permettant à des gens, des entreprises ou des peuples d’agir sur leur situation. Leur manière de gérer cette croissance et de construire leurs priorités dépend en définitive de leurs choix particuliers. Aux États-Unis, une amélioration de la richesse sera sans doute affectée à la défense et à faire pression sur des zones géopolitiques stratégiques. Le gouvernement suédois décidera plutôt de dépenser cette même richesse dans l’amélioration de la couverture sociale, ou de soutenir la protection de la nature. La croissance n’est donc pas un but en soi : c’est ce qu’elle offre à la société qui importe vraiment. Nous pouvons détester certains de ces choix. Chacun a en général une opinion bien tranchée quant à la façon d’utiliser cette prospérité. Mais il reste en fin de compte que, dans tous les cas, pour pouvoir réaliser ces choix, la croissance est indispensable. Qu’il soit question d’éducation, de soins de santé, de l’âge légal de départ en retraite, de défense, de protection environnementale ou de réduction du travail… Sans croissance, notre société n’a pas les moyens de se développer. Ce séminaire à Marseille fut vraiment intéressant à suivre. Dans le climat de morosité actuelle, un séminaire positif est une véritable bénédiction. Pour ceux que cela intéresse, je vous laisse les coordonnées de l’organisateur, ils sont très bien : http://www.agence-seminaire.fr/seminaires-france/agence-seminaire-paca/agence-seminaire-a-marseille/

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19-03-2015

La France fait du surplace

La croissance française pour la troisième année consécutive a atteint, en 2014, 0,4%. ce résulta a été obtenu grâce à un petit 0,1 % de croissance au quatrième trimestre. L’année 2014 s’est caractérisée par un net recul de l’investissement, -1,6 % contre – 0,8 % en 2013. Le recul est marqué pour l’investissement des ménages avec -5,8 % et pour les administrations publiques -2,1 %. La consommation des ménages a été un peu plus forte qu’en 2013 avec une progression de 0,6 % contre 0,3 %. Le commerce extérieur a joué contre la croissance avce des importations qui ont progressé plus vite que les exportations, respectivement 3,8 et 2,7 %. Le pouvoir d’achat des ménages s’est amélioré grâce à la baisse des prix ce qui n’a pas pour autant entraînée une progression de la demande en fin d’année. En effet, les dépenses de consommation des ménages n’ont augmenté que de 0,2 % au 4ème trimestre après +0,3 % au troisième trimestre 2014. Sur l’ensemble de l’année, du fait de la baisse des prix de l’énergie et des températures clémentes, les dépenses d’énergie ont reculé de 5,7 %. Au niveau de la production, il faut souligner le net recul de la construction, -2,9 % après une baisse de 1,2 % en 2013. Les services non marchands ont bien résisté avec une hausse de 1,6 %. Les services marchands ont augmenté de 1,2 % quand la production de biens manufacturés est resté étale. A la fin de l’année, la baisse de l’euro a commencé à produire ses effets avec une accélération des exportations, +2,3 % au quatrème trimestre contre 0,7 % au troisième. Les exportations de matériels de transports ont augmenté de 10 %. Le commerce extérieur a ainsi contribué à la croissance à hauteur de 0,1 point au dernier trimestre pour la première fois de l’année. La poursuite de la baisse de l’euro, la diminution du prix du ptérole, le pacte de responsabilité, le CICE devraient produire pleinement leurs effets dans les prochains mois permettent une reprise de l’activité qui devrait être plus rapide que prévue.

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19-03-2015

Sommes-nous vraiment Charlie ?

Il est facile de disserter à l’infini dans les salons, sur les plateaux télé ou dans les bibliothèques de la liberté, il est plus dur et courageux de sa battre pour elle. Et je suis de ceux qui luttent au quotidien pour conserver la mienne au pays des droits de l’homme en 2015. Car, avant de jouir de sa liberté d’expression et de sa liberté de pensée, encore faut-il disposer déjà de sa liberté tout court. Et croyez-moi, ce n’est même pas évident de nos jours en France. J’ai visité des pays ravagés par la guerre ou la tyrannie où se battre pour la liberté était un luxe, pourtant j’y étais reçu en toute amitié et sécurité pour y faire des conférences, mais je n’ai plus les mêmes garanties dans mon propre pays. Tout le monde a été choqué par les attentats contre Charlie Hebdo et je m’associe à ce mouvement. Le mouvement d’union nationale a fait du bien au pays qui se retrouvait derrière nos valeurs fondamentales. J’ai perdu dans ce drame un collègue économiste, avec lequel je ne partageai pas les idées, mais qui était ouvert au débat. Il a payé de sa vie et cela m’attriste car je l’estimais. Mais quand j’ai voulu présenter le concours de l’agrégation en 2014, le même Charlie Hebdo a fait une caricature pour discréditer le jury, parce que ce jury avait le tort d’être composé d’économistes libéraux. Ceux qui revendiquent la liberté d’expression ne supporteraient-ils pas que l’on ne pense pas comme eux ? Il est dangereux de semer les graines du terrorisme intellectuel. Pour ma part, j’ai toujours été attaché à ma liberté de pensée car je suis avant tout un chercheur non inféodé. Ma seule idée fixe : la recherche de la vérité même si c’est un objectif inaccessible mais c’est la seule condition de la progression de la connaissance. Sinon, on sombre dans l’idéologie. Aucun parti, aucune institution ne peuvent me dicter ce que je dois découvrir à l’issue de mes recherches. Souvent, hélas, les économistes cherchent à flatter les princes dans l’attente de récompense car ils augmentent ainsi les chances d’avancer dans leur carrière. Il est vrai que je n’ai pas emprunté ce chemin et que j’en ai fait les frais durement. Mais c’est par amour de mon métier et respect de ma vocation. On ne se refait pas. Mais je n’aurais pas imaginé à quel point on peut se mettre en danger au milieu de personnes qui ont agit différemment. De ce point de vue, je ne suis pas dans la norme en effet, même si je suis tout-à-fait normal : un homme simple avec les mêmes questions que tout un chacun et à la recherche de son bonheur et son épanouissement personnel. Mais ma vocation d’économiste est un ingrédient de mon épanouissement personnel et on a cherché à l’anéantir.

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