Archives pour février 2015

23-02-2015

Il est temps de booster les ventes!

Ca m’ennuie souvent, dès que certains chefs d’équipe m’expliquent comment ils font leur challenge commercial. Pour ceux-ci, cette opération se borne à augmenter les ventes. Evidemment, lorsqu’il est bien instauré, il produit vraiment une croissance significative des résultats. Seulement ce n’est quand on y pense que l’un des gains qu’il délivre. D’autres sont, d’après mon expérience, plus importants. Une telle campagne aide pour commencer à booster la motivation de ses employés. Le bonus à remporter n’est pas une finalité en soi, seulement un moyen d’y arriver. Les vendeurs ont presque toujours un fort besoin d’être reconnus, et le challenge est une manière de mettre en exergue la qualité de leur travail. Le challenge commercial encourage dans le même temps la rivalité. Les vendeurs aiment s’opposer les uns les autres pour évaluer leurs résultats. L’opération leur décerne un environnement dans lequel ils peuvent assouvir ce penchant. Et les meilleurs éléments disposent les autres élements à faire leur maximum. C’est donc une bonne technique pour tirer ses vendeurs toujours plus haut. Mais l’intérêt le plus sensible de l’opération se trouve être dans la dynamique qu’il inspire. Le challenge est un instrument pour pousser les personnes à repousser leurs limites. Et cette détermination ne s’enraye pas nécessairement avec la conclusion de la campagne. En fait, elle peut se poursuivre bien après. Trois facteurs conduisent généralement à la démobilisation des forces de vente : le manque de reconnaissance, la rémunération considérée comme insuffisante, et le mal-être au travail. Et bien, le challenge économique permet d’opérer de façon efficace sur cette triple cause. Seulement, s’il veut pouvoir obtenir un résultat, un challenge se doit de respecter quelques règles simples. Et je suis souvent médusé de voir qu’elles ne sont pas systématiquement respectées. En premier lieu, il faut fournir des dotations qui motivent les équipes à briller. Cinquante pour cent du budget du challenge doit dans l’idéal y être voué. En second lieu, il faut proposer des prix à plus de 40 % de la population impliquée. Sinon, l’insatisfaction dépasse la plus-value. Et enfin, l’objectif doit être envisageable. C’est en prenant en compte ces principes très simples que le challenge commercial aura la possibilité d’atteindre son but. Mais si l’opération n’est pas façonnée avec une réflexion en amont, cela peut tout autant produire l’effet inverse de celui qu’on cherchait à obtenir. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialisé : http://www.challengecommercial.com

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23-02-2015

HSBC et la révolution sociale

Aujourd’hui, je vous propose des petites histoires socialistes, c’est-à-dire dont les protagonistes sont socialistes. Par définition, cela signifie évidemment qu’ils sont ouverts aux autres, généreux, le cœur sur la main et font toujours passer la personne et la relation avant les sordides histoires d’argent. Parce que le socialisme, c’est l’humain avant tout, bien sûr. Et l’Humain, Jack Lang, il connaît. Président de l’Institut du monde arabe à Paris, il s’occupe de très près de son institution, et sait s’impliquer dans les moindres aspects de sa gestion. Aimant la relation humaine, on comprend son besoin fondamental de tout savoir, tout comprendre et surtout tout négocier, y compris les contrats de restauration qui lient l’Institut avec un traiteur chargé de lui fournir les repas de son restaurant, un certain groupe Noura. Comme tout socialiste qui se respecte, Jack ne peut pas s’imaginer payant ses repas sur place. C’est probablement cet humanisme qui l’a donc poussé à réclamer de larges ristournes au groupe Noura pour de nombreux repas pris au Zyriab, le restaurant gastronomique de l’Institut. C’est peut-être cette difficulté à manipuler de l’argent, parfaitement logique chez nos socialistes humanistes, qui a poussé le président à faire passer un nouvel appel d’offre dans lequel il est demandé que « Le président de l’IMA [bénéficie] gracieusement et dans la limite de 1000 couverts par an d’une table ouverte au Zyriab à longueur d’année » ou que « le délégataire [assure] également gracieusement un service café, thé, soft dans le bureau du président lorsque celui-ci reçoit des personnalités. » Que voulez-vous, pour avoir de l’argent, il convient d’en dépenser le moins possible. Et très manifestement, le socialisme, s’il entend libérer l’Homme des contraintes du réel en lui proposant une égalité taillée au cordeau (ou à la serpe, au besoin), ne peut pas s’embarrasser de contingences grasses que la gestion financière, la fiscalité ou les comptes dans des paradis fiscaux entraînent inévitablement. C’est aussi pour cela qu’on peut très bien être radical socialiste et empêtré dans un scandale fiscal. Ce n’est pas contradictoire : lorsqu’on est socialiste, on ne veut pas traiter les histoires de gros sous, et on dérape parfois. C’est peut-être à la suite d’un tel dérapage qu’en Espagne, Juan Carlos Monedero, le numéro trois du parti Podemos (dont l’audience électorale croît d’autant plus qu’il critique vertement la corruption des dirigeants espagnols), a semble-t-il oublié de déclarer une rétribution de 425.000 euros qui aurait dû rentrer dans son calcul d’impôt sur le revenu. D’autant que l’origine de l’argent serait quelque peu sulfureuse, l’universitaire affirmant avoir été payé pour un rapport sur la mise en place d’une monnaie commune au Venezuela, en Bolivie, au Nicaragua et en Équateur, ce qui donne du grain à moudre à ses principaux concurrents politiques… eux-mêmes englués dans des scandales fiscaux ou financiers tout à fait comparables.

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23-02-2015

Vers le transhumanisme

Parachever l’homme, le rendre meilleur : la question est récurrente dans les textes sacrés des religions monothéistes. La fabrication du Golem en est un exemple parlant. Pendant la Renaissance, l’homme de sciences, des arts et des lettres est également plasticien, à l’instar de Pic de la Mirandole. Il s’étudie comme un objet, il se pense, s’analyse, devenant le « créateur de lui-même ». C’est dans les années 50, avec le mouvement de l’Université de Californie que naitra la notion de transhumanisme dont on attribue la paternité à Julian Huxley. Le message de ce mouvement pro-libéral claque au vent, comme l’étendard d’une émancipation nouvelle : personne ne peut fixer les limites de notre propre nature. Une pensée animée par l’idée que non seulement la science n’asservira pas l’homme, mais qu’elle contribuera activement à sa libération. Améliorer l’homme, qui peut être contre et qui devrait s’en inquiéter ? La notion d’amélioration, d’optimisation n’est pas une nouveauté dans l’histoire des idées. Elle est à la base de la pensée de Condorcet. Et entre le tanshumanisme et le courant anglo-saxon de l’« enhancement » ou l’augmentation, la rupture de paradigme culturel est majeure, car il n’est plus question de créer un homme meilleur mais un homme plus performant, plus efficace. Cette idée même de perfection génère des angoisses pour plusieurs raisons. Elle brise l’équilibre ancien d’un déterminisme naturel, avec la possibilité inédite de réparer un homme que la société aurait considéré comme « anormal », hors des normes. Réparer, améliorer, optimiser, le transhumanisme bouleverse tout. Et de fait, l’augmentation d’une caste génère, une population de laissés-pour-compte. Dans la quête de performance absolue émerge une tranche discriminée, les non-améliorés qui seront logiquement considérés comme « plus à la hauteur », « hors du jeu ». Mais ce n’est pas tout : la technique se régénère, elle se réinvente. A l’image des mises à jours « Windows 1, 2, 3 », ne risque-t-on pas de créer des individus à plusieurs vitesses ? Une humanité version 1, 2, etc ? Dès lors, la technique est-elle un vecteur d’inégalité ou d’émancipation ? Question d’autant plus complexe que la distinction entre l’homme augmenté et l’homme réparé n’est pas aussi évidente qu’il n’y parait. Dans un futur pas si lointain, lorsqu’il sera question de réparer un homme, on le fera à l’aide d’une technique reprogrammable, intelligente et évolutive. L’homme réparé aura donc la capacité de se récréer et d’accroître un écart discriminant avec le reste de la population. Et si les techniques seront dans un premier temps utilisées pour un homme malade, nul doute que les usages de « conforts » ne tarderont pas à s’imposer, portés par tous ceux qui revendiquent un accès équitable aux nouvelles sciences de la santé.

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